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Dom Juan recherches

Par Laucun - publié le 2017-nov.-12 à 04:59 dans Première

Évaluation/ recherche  : Dom Juan de Molière (1665), une comédie comique ?

 

Pour répondre plus aisément, lisez les notes, repères et fiches de votre édition


1. L’auteur et sa pièce

 - Molière, alias Jean-Baptiste Poquelin, (auteur, acteur, directeur de troupe) est un homme de théâtre total. Quel personnage joue-t-il dans la pièce Dom Juan ?

 - De quels autres auteurs Molière était-il le contemporain ? (auteurs classiques du « Grand siècle ») ?

- Qu’’est-ce qu’’une « pièce à machines » ?

- Dom Juan n’est représenté que quinze fois. Comment l’expliquer ?


2. Vocabulaire des caractères et de la comédie

- Définir trois des adjectifs péjoratifs suivants : hypocrite, condescendant, machiavélique, scélérat, impie, perfide, fourbe, maroufle, mécréant, fat, téméraire, poltron, maraud.

- Donnez de nombreux synonymes de l’adjectif « comique » - Que signifie « burlesque » ?


3.   Lexique classique (XVII e siècle)

 Évitons les confusions et les contre-sens éventuels (ainsi le terme « objet » est un terme galant désignant la « femme aimée », non une « chose », il n’est donc pas dépréciatif)

 - « Je ne manque point de c½ur » déclare Dom Juan (p.106). Que signifie « c½ur » ici ?
- « Vous méritez sans doute une meilleure fortune » (p.42) Quel est le sens du nom « fortune » au XVII et aujourd’hui ?


4.  A quelle origine géographique et sociale se réfère le nom de Dom Juan ?


5. Qu’est-ce qu’un libertin au XVII e siècle ? (deux sens)


6. Les personnages : une variété baroque.

 - Indiquez le nom et les particularités des personnages féminins présents dans la pièce.


7. Structure originale de la pièce.

 - En quoi cette comédie ne respecte-t-elle pas la règle des trois unités ?


8.  Se repérer

- Qui parle ici, et dans quelle intention (à préciser en fonction de la citation) ?
A/ « Et qu’avez-vous fait dans le monde pour être gentilhomme ? Croyez-vous qu’il suffise d’en porter le nom et les armes, et que ce nous soit une gloire d’être sortis d’un sang noble, lorsque nous vivons en infâme. Non, non, la naissance n’est rien où la vertu n’est pas. »
B/ « Arrêtez-vous, dis-je, mon frère. Je ne souffrirai point du tout qu’’on attaque ses jours, et je jure le Ciel que je le défendrai ici contre qui que ce soit »
C/ « Et votre petit chien Brusquet ? gronde-t-il toujours aussi fort, et mord-il toujours bien aux jambes les gens qui vont chez vous ? »
D/ « je ne sais si vous dites vrai, ou non ; mais vous faites que l’’on vous croit. »


9  Rappel : les figures de style 

- Identifiez les figures de style utilisées : « douce violence » ; « un enragé, un chien, un diable, un turc, un hérétique » ; « cœoeur de tigre » 

- Quel effet produit l’hyperbole dans le passage suivant : « pour moi, je l’’avoue, je me percerais le coeœur de mille coups, si j’’avais eu la moindre pensée de vous trahir » (acte II, scène 3) ?

 

11. Le mythe.

- Quel musicien célèbre du XVIII e siècle a repris le mythe de Dom Juan ?

- Retrouvez les noms de metteurs en scène de la pièce à notre époque.

 

12.  Écriture


 Sujet : Dom Juan appartient au genre de la comédie, est-elle pour autant une pièce comique ?


Répondre à cette problématique en rédigeant le développement proposé par l’introduction suivante :

 

Les pièces de théâtre au XVIIe siècle se répartissent en deux grands genres le plus souvent très distincts : la tragédie et la comédie. Comme Jean Racine s’est enthousiasmé pour le genre tragique, Molière s’est spécialisé dans le genre comique avec un succès sans égal. Pourtant si la plupart de ses pièces visent le divertissement par le rire, sa pièce en cinq actes Dom Juan ou le Festin de Pierre paraît plus ambiguë. Le personnage éponyme même, contrairement à Harpagon dans l’Avare, suscite peu le rire. C’est pourquoi il semble légitime de s’interroger : « Dom Juan appartient au genre de la comédie ; la pièce est-elle pour autant comique ? ». Certes la dimension comique de cette ½uvre théâtrale ne peut être passée sous silence, cependant les multiples autres effets (tragique, fantastique ou polémique) qu’elle suscite ne manqueront pas d’être soulignés, c’est pourquoi la réussite ultime de Molière pourra être qualifiée de baroque.

 

Consignes : Rédigez au propre et, au minimum, la première partie de ce devoir. Vous devrez utiliser au moins cinq des termes suivants (que vous encadrerez) :

 didascalie interne, farce, pièce à machines, éloge paradoxal, quiproquo, pantomime, impénitent, commedia dell’arte, double énonciation, emphatique, parodie, burlesque, blason, pastorale, deus ex machina, protagoniste, scène d’exposition, libertinage, tautologie, comique de mots, tragédie, hubris, aparté, magnanime, orateur, stichomythies.


Vous devrez également inclure à votre rédaction au moins cinq citations caractérisées, réparties sur l’ensemble des cinq actes. Vos paragraphes, reliés par des mots de liaison, devront apparaître comme des arguments solides de réponse. Vous annoncerez trois sous-parties (= 3 arguments) au début de chaque partie, avant de développer chacun d’eux (un paragraphe > 10 lignes).


Évoquez les mises en scène vues en classe ( Lassale, Mesguich par exemples) regardez via internet quelques éléments scénographiques (costume, décor, bruitage, éclairage, jeu des acteurs, etc) pour mieux les commenter.



 Evoquez les différentes mises en scène

[- Jouvet (attention cours de théâtre, mis en scène ! un acteur joue le rôle de Jouvet !)

http://www.bing.com/videos/search?q=dom+juan+elvire&&view=detail&mid=E985C66A12836ECC5B76E985C66A12836ECC5B76&rvsmid=5E006B9BA497ACDD03CF5E006B9BA497ACDD03CF&fsscr=-825&FORM=VDFSRV]


- Vitez


http://www.bing.com/videos/search?q=dom+juan+elvire&&view=detail&mid=5E006B9BA497ACDD03CF5E006B9BA497ACDD03CF&FORM=VRDGAR


- Mesguisch


http://www.bing.com/videos/search?q=dom+juan&&view=detail&mid=4642B8D0B58ECA80C9A74642B8D0B58ECA80C9A7&FORM=VRDGAR


- Lassale


http://www.bing.com/videos/search?q=dom+juan&&view=detail&mid=4ACDFFD2ACC7DC1167764ACDFFD2ACC7DC116776&FORM=VRDGAR


- Entretien :


http://www.bing.com/videos/search?q=dom+juan+metteur+en+sc%c3%a8ne&&view=detail&mid=0A61CCB296FDA630B1F30A61CCB296FDA630B1F3&FORM=VRDGAR

http://www.bing.com/videos/search?q=dom+juan+metteur+en+sc%c3%a8ne&&view=detail&mid=F26288F9BE49690EDC55F26288F9BE49690EDC55&FORM=VRDGAR

http://www.bing.com/videos/search?q=dom+juan&&view=detail&mid=C7D83562D7CE06659F66C7D83562D7CE06659F66&FORM=VRDGAR



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tirade Dom Juan

Par Laucun - publié le 2017-oct.-28 à 09:18 dans Première

 

Apprendre cette tirade jusqu’au signe// dans un premier temps.

DOM JUAN. - Et ne trouves-tu pas, dis-moi, que j’ai raison d’en user de la sorte ?

SGANARELLE. - Eh ! Monsieur.

DOM JUAN. - Quoi ? Parle.

SGANARELLE. - Assurément que vous avez raison, si vous le voulez ; on ne peut pas aller là contre. Mais si vous ne le vouliez pas, ce serait peut-être une autre affaire.

DOM JUAN. - Eh bien ! je te donne la liberté de parler et de me dire tes sentiments.

SGANARELLE. - En ce cas, Monsieur, je vous dirai franchement que je n’approuve point votre méthode, et que je trouve fort vilain d’aimer de tous côtés comme vous faites.


DOM JUAN. - Quoi ? tu veux qu’on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu’on renonce au monde pour lui, et qu’on n’ait plus d’yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d’un faux honneur d’être fidèle, de s’ensevelir pour toujours dans une passion, et d’être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! Non, non : la constance n’est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d’être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos cœoeurs. // Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne. J’ai beau être engagé, l’amour que j’ai pour une belle n’engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu’il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d’aimable ; et dès qu’un beau visage me le demande, si j’en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l’amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœoeur d’une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu’on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l’innocente pudeur d’une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu’elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu’on en est maître une fois, il n’y a plus rien à dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d’un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœoeur les charmes attrayants d’une conquête à faire. Enfin il n’est rien de si doux que de triompher de la résistance d’une belle personne, et j’ai sur ce sujet l’ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n’est rien qui puisse arrêter l’impétuosité de mes désirs : je me sens un cœoeur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu’il y eût d’autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.


SGANARELLE. - Vertu de ma vie, comme vous débitez ! Il semble que vous ayez appris cela par coeœur, et vous parlez tout comme un livre.

DOM JUAN. - Qu’as-tu à dire là-dessus ?

SGANARELLE. - Ma foi ! j’ai à dire…, je ne sais ; car vous tournez les choses d’une manière, qu’il semble que vous avez raison ; et cependant il est vrai que vous ne l’avez pas. J’avais les plus belles pensées du monde, et vos discours m’ont brouillé tout cela. Laissez faire : une autre fois je mettrai mes raisonnements par écrit, pour disputer avec vous.

DOM JUAN. - Tu feras bien.



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