Des poèmes pour Raymond

Révolution.

Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 17:08

REVOLUTION


Une bagarre pour la liberté, libère les seins de cette femme,

Les enfants qui suivent une mère lumière, font une révolution autour d’elle

comme les planètes du système solaire, un drap tricolore, tendu par le vent

flotte sur nos frères pour une marche vers le futur.


Oui, les choses changeront, grâce à une bataille

où les courageux ont leur place comme ils auront leurs noms,

gravés sur nos pierres séculaires.  


                                                              Torvic Gohu.

Marée noire

Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 05:24

Marée noire

 

Les vagues les porteront, le vent les emportera

 

Les cadavres sont là, empilés sur une eau corbeau, là où vit Médusa.

 

Flots de sang et de mort, l’odeur empeste.

Des lambeaux de voiles virevoltent et s’envolent avec l’espoir.

                                                                       

Les hommes, chair sur os glacials.

Le vent les emportera, les vagues les porteront.

 

« Je repousserai le feu qui te donne espoir, aiderai les vagues à te renverser, accélérerai le niveau de la marée et détruirai ton morceau de noisetier. »

 

Le sanglot des flots, le cri des vagues.

Le désespoir des êtres perdus.

 

Les vagues les porteront, le vent les emportera.



Manon

 

 

L’escalier

Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 05:22

Un escalier est un long parcours pour un corps fatigué de sa longue journée.


Les larges marches, la peinture écaillée, témoignent de la douleur des vies passées.


Le grincement des marches, au son des pas, comme un poids, c’est la lourdeur d’un être usé.


Arrivé en haut, suite à un effort de longue durée, l’atmosphère est froide, presque gelée.


Des écritures sur les murs, comme un appel au secours, à la liberté.


Il n’y a plus d’issue. Je suis piégée.


Seule une porte condamnée semble m’appeler vers une issue qui me sauverait.


Je me retourne pour contempler ce désastre, et fais face à un royaume ravagé


Il n’y a là que des corps, et un visage d’une pâleur effrayante.


Cependant je reste fascinée par la beauté du ciel étoilé, de la lune.


Et de sa clarté.


Axelle.



L’Aître St-Maclou

Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 05:18

Petite tête insignifiante morte que je suis, gravée dans un bois noir à en devenir macabre, je regarde d’un ½il mauvais les gens passer.

Le chat momifié attire la foule, le pauvre, enfermé , sans pouvoir s’échapper reste là, apeuré, sous les yeux émerveillés des petits gens

Sous leurs pieds, des milliers de vers font leurs festins, grouillent , dans des corps inanimés qui ne demandent qu’a ne pas être déterrés

Les murs qui me portent sont craquelés, fissurés, ils ne vont par tarder à céder comme les crânes sous terre

Peste, maladie mortelle qui attire malheurs et souffrance

qu’est-ce qu’il adviendra de nous

Aître St-Maclou ?


Yduj Tnespot









A la dérive

Par raymondqueneau - publié le vendredi 29 avril 2016 à 04:54

A la dérive


La brise emmène une masse de corps meurtries

Par la faim

 

Les plus téméraires embrassent leur mère qui les rend

En  piteux état

 

A la dérive, traine et creuse comme les mène le flux

Le radeau

 

En quête d’un secours, aucun oiseau à l’horizon,

Mais là-bas ne serait-ce pas une voile

 

Avec cette hantise constante de na pas retrouver

Ma famille

 

Qui depuis le naufrage de notre grand navire

N’a plus de nouvelles

 

Nous agitons nos bouts de tissus pour émettre un signal

C’est une grande déception


Dans le fond de l’eau

                                Repose                                  

                                            

D. L’incompris



Un article ici sur l’incroyable histoire du tableau de Géricault:

http://next.liberation.fr/livres/2016/04/29/l-odyssee-de-la-meduse_1449482?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1461951870


Concours de poésie : le réglement

Par raymondqueneau - publié le mercredi 16 mars 2016 à 02:39
Le Concours de poésie aura lieu le mardi 26 avril, de 11h15 à 12h15
en salle polyvalente
Les poèmes sélectionnés par le jury d’élèves seront lus en musique
avant la remise des prix aux gagnants
(Bons d’achat culture, livres)

Pour y assister, inscrivez-vous au CDI
---------------

Pour l’attribution des prix du concours de poésie 2016, trois catégories ont été créées :

Catégorie 1 : poèmes en langue espagnole (Ciudad del inferno - 13 poèmes)
Catégorie 2 : poèmes sur la vie lycéenne et poèmes libres (N°56 à 73)
Catégorie 3 : poèmes en ateliers de seconde (N°1 à 55)

Des prix seront attribués pour chaque catégorie.
Maintenant, bonne chance... aux poèmes!

Le jury est composé d’élèves impartiaux et déterminés dans leurs choix absolument subjectifs. Le jury est incorruptible.

A gagner : des lots, l’estime des connaisseurs et un chapeau-bas collectif

Ci-dessous, médaille pataphysique à l’effigie de Raymond Queneau.
P.S. : ce n’est pas un lot à gagner -dommage? (objet vendu sur ebay...)


72

Par raymondqueneau - publié le samedi 12 mars 2016 à 14:37
Bal printanier

Sous les rayons de l’aube naissante
S’éveillent les fleurs florissantes
Qui, déployant leurs corolles nouvelles
Émettent leurs parfums sempiternels.

Soudain, une douce symphonie résonna ;
Annonçant la valse des camélias
Qui, vêtus de leurs robes vermeilles
S’élancent pour fêter leur réveil.

Le bal continua encore et toujours.
Les lys se joignirent à leur tour.
Embaumant ainsi le jardin royal
D’une senteur impériale.

Une lueur bleutée fit alors son apparition ;
Dévoilant peu à peu la reine des passions
Dont, le corsage azuré
Enchante la foule enivrée.

Dès lors, le maître de la nuit se montra.
Enlaçant la reine de ses multiples bras.
Ils entamèrent la dernière danse
De cette soirée d’effervescence.

Tout à coup les violons s’arrêtèrent
Marquant la fin de cette saison printanière
Où les amoureux, pensant à la prochaine année
Échangent leurs derniers baisers. 

71

Par raymondqueneau - publié le samedi 12 mars 2016 à 14:35
Un vendredi treize

Un vendredi treize, une tragédie.
A Paris ? Non ! C’est arrivé partout !
Ils ont essayé, n’ont pas réussi,
Malgré tout, nous sommes unis et debouts.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit,
En une heure ont commis l’horrible tout.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit,
Malgré tout, nous sommes unis et debout.

Un deuil national pour commémorer,
ce souvenir, rendre hommage pour tous.
Qu’il reviennent un peu pour réessayer !
Malgré tout, nous sommes unis et debout.


Quatre primaires

Le doux ruissèlement des courants, des îlots mariniers.
Le doux bruit des vagues de la mer, elles qui se bercent seules.
Le doux écoulement d’un flot, après tempête, calmé.
Le doux son produit par l’eau, élément n’étant jamais seul.

Vent de mistral d’Éole, agréable, beau, sifflant et soufflant.
Feuilles et branches qui par toi sont caressées bruissent calmement.
Les arbres là-bas te ressentent quelque peu étrangement.
La forêt respire et te remercie silencieusement.

Terre incandescente, allée cendrée, feu impitoyable,
En un foyer, procurer du réconfort tu es capable.
Une fois déchaînée l’on ne peut t’arrêter, te stopper ;
Tu détruis tout alors, jusqu’à ce que tu sois apaisée

Grandes terres, célestes, centrales ou d’enfernité
Volantes, en surface ou profondes vous nous émerveillez.
Que vous soyez rochers, îlots perdus, continents ou monde,
Gaïa pourra déchaîner sa colère de par ses ondes.



Mère Nature

Tu es le Soleil qui nous éclaire,
Tu es la Lune d’une nuit parfois austère,
Tu es le feu tantôt agréable, tantôt impitoyable,
Tu es l’eau qui se berce seule avec une force incroyable,
Tu es la terre, à la fois magnifique et nourricière,
Tu es l’air que les vivants respirent,
Tu es l’éclair qui foudroie le sol, plein de colère,
Tu es la glace, qui par sa froideur nous inspire,
Tu es la nature que j’admire, puissante et magnifique,
Notre c½ur, notre âme, notre mère.

70

Par raymondqueneau - publié le samedi 12 mars 2016 à 14:31
D’amour en aiguille

L’amour avec un grand A
Redonne toujours mille éclats de joie
Celle qui t’est destinée
Te sera toujours aimée

Ce que tu regardes c’est la vie
Dans les étoiles qui te sourient
Regardant l’amour dans ces yeux
Qui te fait fondre et te rend heureux

Elle est l’unique soleil de tes nuits
Celle-ci t’éclaire et se rarifit,
Ce qui t’importe se sont ces étoiles
Qui illuminent tes yeux quand tu la regardes

Celle qui viendra frapper à ta porte
Te coupera de tout amour fou
La mort est tout de même la plus forte
Car elle viendra te prendre tout

L’amour es-tu là ?
Le malheur arrivera
Depuis ce jour manqué
Ta mémoire et toi serez consternés

Tu l’attendras indéfiniment
Tous les jours jusqu’au soleil levant
Ta famille et toi serez tout de droit
De juste savoir pourquoi ?

Quand la compréhension remplace la haine
Le pardon s’installe et déverse sa peine
Le manque d’amour et l’idée d’abandon
N’est peut être qu’une simple illusion

La vérité est connue pour toujours
La mort et le regret remplaceront ta joie
jusqu’à y retrouver l’amour
L’amour avec un grand A

73 Poèmes surréalistes (une seule candidature pour les 3)

Par raymondqueneau - publié le samedi 12 mars 2016 à 02:38
Transatlantique

Mon merveilleux lit bleu
Qui traverse l’océan Atlantique
Ma petite bleuée qui remue ciel et terre
Beau, eau, Atlantique!

Béton

Notre amour perdu
Est emprisonné dans le gris
Il noircit lourdement

(...)

Demain quand je me lèverai
Je marcherai sur le soleil
Ma vie en dépendra
Mais toutes les couleurs
Courrons après moi
Jaune, orange, bleu soleil!

69

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 17:12

68

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 17:12

67

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 17:08

66

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 17:04

65

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 05:18
< votre article ici >

64

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 05:18

63

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 05:17

62

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 05:17

61

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 05:16
< votre article ici >

60

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 05:15

59

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 05:08

58

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 05:07
< votre article ici >

57

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 05:06

56

Par raymondqueneau - publié le lundi 7 mars 2016 à 04:01

55

Par raymondqueneau - publié le dimanche 6 mars 2016 à 10:14

54

Par raymondqueneau - publié le dimanche 6 mars 2016 à 09:23
< votre article ici >

53

Par raymondqueneau - publié le dimanche 6 mars 2016 à 09:21
Il était tard sur la côte d’azur
C’était une nuit des plus sûres
Devant un portail,
Il tenait des fleurs de couleur corail.
Adossée à un mur, elle était là...

52

Par raymondqueneau - publié le dimanche 6 mars 2016 à 09:19
Sur leurs chevaux, les chevaliers
A la conquête du monde s’en allaient
De leurs piques, ils étaient armés
Mais les mains moites ils avaient
En foulant les cadavres et os de leurs amis
Ceux-ci l’avaient payé cher, de leur vie.

Les poèmes en atelier seconde : du n°1 au n°51, AVERTISSEMENT

Par raymondqueneau - publié le mardi 1 mars 2016 à 13:22
Inspiré par un exercice oulipien inventé par Raymond Queneau, les poèmes du n°1 au n°51 ont été composés de la manière suivante : à la lecture d’une vingtaine de poèmes d’auteurs, les élèves ont puisé dans chaque oeuvre un mot et une expression qui leur plaisait. Ils ont ensuite composé un texte personnel et original à partir de ce corpus .
On trouvera donc dans ces poèmes de vrais morceaux d’auteurs dans une pâte originale, au goût parfois, de déjà vu. Qu’on ne soit pas abusé par des fulgurances géniales ou douteuses, ce qui compte ici c’est le résultat d’ensemble. Après tout, la littérature n’est qu’emprunts, clins d’oeil et continuité...

51

Par raymondqueneau - publié le mardi 1 mars 2016 à 12:30
La bonne tempête gronde sur la tour abolie,
Le clapotement de la pluie en été endort le rivage,
Une demeure aux poteaux de couleurs semble captive sous la glace
Et, comme un hasard de naufrage, le feuillage tombe
Le lendemain un chien aboie contre une génisse,
Ce n’était que l’ombre d’un bourreau sur l’échafaud.
La grâce des sommets des dômes recouvre le village,
Un blé inépuisable semble pousser là-bas.
Toute baignée dans son sang, la chèvre a été laissée là.
Comme la vie est lente dans ce jeu infini.
  
Nirah

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Poèmes des élèves du lycée Queneau d'Yvetot, rassemblés ici pour participer au festival de poésie et concourir au prix attribué à cette occasion.
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