Des mots pour le dire

Syllogisme

Par vadministrateur - publié le jeudi 29 mars 2018 à 09:46 dans Fiches pratiques

Un syllogisme est un raisonnement qui fonde une conclusion sur deux propositions posées comme vraies:

La majeure : Tous les hommes sont mortels 
La mineure : Or Socrate est un homme
La conclusion : Donc Socrate est mortel.

Le syllogisme peut parfois être un sophisme autrement dit il semble logique, mais conduit à des absurdités. La plupart du temps ils sont justes, logiques et donc corrects.

Voici quelques exemples de syllogismes non valides :

    Tout ce qui est rare est cher. Un cheval bon marché est rare. Donc un cheval bon marché est cher

Ou encore : 

    Tous les chats sont mortels. Or Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat.

C’est un faux syllogisme dans le cas où on ne parle pas d’un chat nommé Socrate mais du philosophe. En effet, ce syllogisme est faux car il oublie qu’il n’y a pas que les chats qui soient mortels, les hommes le sont aussi. Les syllogismes valides, ceux qui fonctionnent, obéissent à des règles très précises d’inclusion etc.

ou encore :

Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous. Plus il y a de trous, moins il y a de gruyère. Donc plus il y a de gruyère, moins il y a de gruyère. (on aboutit ici à un paradoxe)


Versification

Par vadministrateur - publié le mardi 20 mars 2018 à 08:40 dans Fiches pratiques

LA VERSIFICATION


La versification est l’ensemble des techniques utilisées pour écrire un poème


LES STROPHES : Les strophes sont des groupes de vers séparés par un espace. On distingue :

- le distique : 2 v - le tercet : 3 v - le quatrain : 4 v - le quintil : 5 v -le sizain : -le septain

- le dizain : 10 v


LES VERS : Ce sont des lignes en poésie. Ils sont identifiables par le nombre des syllabes. On distingue :

* les vers pairs :

- l’octosyllabe : 8 syllabes,

- le décasyllabe : 10 syllabes,

- l’alexandrin : 12 syllabes.


* les vers impairs :

- le pentasyllabe : 5 syllabes.

- l’heptasyllabe : 7 syllabes,


* les vers au-dessous de 5 syllabes sont utilisés pour mettre en relief, créer un effet de surprise, suggérer le mouvement...


LA REGLE DU E MUET :

  • A l’intérieur d’un vers le e final d’un mot ne se prononce pas si le mot suivant commence par une voyelle ou un h non aspiré.

«Comm/(e) un/(e) eau/bleue/ en/tour/(e) ex/ac/te/ment/ un/(e) îl(e) ». F.Jammes

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  • Entre deux consonnes, le e muet se prononce toujours alors qu’on ne le prononce pas dans la conversation.

« Im/men/ses/ mots /dits/ dou/ce/ment ». (Paul Eluard)

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  • A la fin d’un vers on ne prononce jamais le e muet. Il forme alors la rime féminine. Il s’écrit e, es, ent.

« Où /sont/ nos/ a/mou/reus(es)

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El/les/ sont/ au/ tom/beau. » Gérard de Nerval

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LA DIÉRÈSE : lorsque 2 voyelles consécutives comptent pour 2 syllabes alors que dans la prononciation courante elles n’en forment qu’une

« L’in/fle/xi/on/ des/ voix/ chè/res/ qui/ se/ sont/ tues./ » Paul Verlaine

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LA SYNÉRÈSE : lorsque 2 syllabes se comptent pour une seule.

« Nous sem/blions/ en/tre/ les/ mai/sons. » Guillaume Apollinaire

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LA RIME, LES SONORITES ET LE RYTHME


DISPOSITION DES RIMES : déterminée par leur alternance.

- les rimes plates : AABB « Le soleil prolongeait sur la cime des tentes

Ces obliques rayons, ces flammes éclatantes, » Alfred de Vigny

- Les rimes croisées : ABAB « Puisque j’ai mis ma lèvre à ta coupe encore pleine;

Puisque j’ai dans tes mains posé mon front pâli;

Puisque j’ai respiré parfois la douce haleine

De ton âme, parfum dans l’ombre enseveli." Victor Hugo

- Les rimes embrassées : ABBA « Comme un vol de gerfauts hors du chantier natal,

Fatigués de porter leurs misères hautaines,

De Palos de Moguer, routiers et capitaines

Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal. » José-Maria de Heredia


LA VALEUR DES RIMES :

- La rime riche se distingue par 3 éléments vocaliques identiques : dernière : dern / i/è/re/ et lumière : lum /i/è/re/

- La rime suffisante se distingue par 2 éléments vocaliques identiques :tombeau : tom /b/eau/ et flambeau : flam /b/eau/

- La rime pauvre se distingue par un élément vocalique commun :mou : m /ou/ et fou : f /ou/


LE GENRE DES RIMES

- La rime féminine : le mot final se termine par un « e » muet qui peut se lire: e, es, ent.

- La rime masculine : toutes les autres terminaisons.


LES SONORITÉS

- L’assonance est la répétition d’une même voyelle à l’intérieur d’un vers ou d’une strophe.

« L’élixir de ta bouche l’amour se pavane. » C. Baudelaire : 2 assonances, l’une en A, l’autre en OU.

- L’allitération est la répétition d’une même consonne à l’intérieur d’un vers ou d’une strophe.

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes. » Racine : L’allitération en S évoque le sifflement du serpent.


LE RYTHME A la logique de sens qui domine la phrase, la poésie ajoute la logique du rythme qui caractérise le vers.

- La coupe : la coupe est une pause respiratoire déterminée à la fin d’un groupe de mots déterminé.

Conséquence : le mot, le son, l’image situés à la coupe sont ainsi mis en relief, donc valorisés.

- La césure : La césure est une coupe qui sépare un vers en 2 demi-vers ou hémistiches.

« Je n’écris point d’amour, / n’étant point amoureux. » Joachim du Bellay

- Le rythme binaire : Se dit d’un vers qui comporte 2 groupes de syllabes séparés par des coupes

« Comme ceux des aimés / que la vie exila. » Paul Verlaine

- Le rythme quaternaire : Se dit d’un vers qui comporte 4 groupes de syllabes séparés par des coupes

«  Je le vis, / je rougis, / je pâlis / à sa vue » Racine

- Le rythme ternaire (romantique) : Se dit d’un vers qui comporte 3 groupes de syllabes séparés par des coupes

« Je marcherai / les yeux fixés / sur mes pensées. » Victor Hugo

- L’enjambement : Se dit lorsque le sens du vers se prolonge sur le premier hémistiche ou sur la totalité du vers suivant :

« Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes

Sur tes pieds adorés. » Lamartine

- Le rejet : Se dit lorsque le sens du vers se termine au début du vers suivant.

« Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. » Arthur Rimbaud

- Le contre-rejet : Se dit lorsque le sens des vers commence à la fin du vers précédent.

« Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a

L’inflexion des voix chères qui se sont tues. » Paul Verlaine


LES FORMES POÉTIQUES FIXES

Un poème peut avoir une forme fixe : la longueur du vers, la combinaison des rimes, la construction de la strophe sont codifiés.

La ballade : De forme fixe, la ballade est composée de 3 strophes dont le dernier vers commun constitue le refrain. Dans chaque strophe, le nombre de vers est égal au nombre de syllabes de chaque vers.


Le sonnet : Il est composé d’alexandrins ou de décasyllabes répartis en 2 quatrains et 2 tercets. Les rimes sont disposées de la façon suivantes : abba, abba, ccd, ede (ou eed). La dernière strophe du sonnet contient la « chute » ou la « pointe » du poème.


L’ode : poème de forme régulière : il compte plusieurs strophes de même longueur avec des vers de même longueur.


Le blason : Se développe à la Renaissance. Poème court qui fait l’éloge du corps féminin.


LE TEXTE POÉTIQUE EN VERS LIBRES

Certains poètes depuis le début du siècle se sont écartés de la poésie traditionnelle. Ils ont assoupli les règles de la versification, inventant ainsi un nouveau langage poétique. Ils sont à l’origine de la poésie moderne. Le vers libre est le jeu de plusieurs constantes dont aucune n’est obligatoire. Ce sont alors le retour à la ligne et la majuscule en début de vers qui sont l’indice des vers.

- La ponctuation : Elle n’est pas indispensable et peut donc disparaître.

« Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons- nous assez divagué

De la belle aube au triste soir » Apollinaire

- La longueur des vers : Les vers peuvent être dans le même poème de longueur inégale.

« Un cheval s’écroule au milieu d’une allée

Les feuilles tombent sur lui

Notre amour frissonne

Et le soleil aussi. » Jacques Prévert

- Les rimes : Elles peuvent disparaître comme dans le poème de Prévert ci-dessus.


LE POEME EN PROSE


Né au début du XIXème siècle, avec Aloysius Bertrand dans Gaspard de la Nuit, il prend son essor au XIXème siècle avec Baudelaire dans Petits poèmes en prose et Rimbaud dans Les Illuminations. Il se maintient au XXème siècle avec des poètes comme René Char dans Fureur et Mystère ou Francis Ponge dans Le parti pris des choses.


De la prose, il garde la forme narrative ou descriptive.

De la poésie, il garde 4 principes :

  • La composition en paragraphes rappelant les strophes

  • Les effets rythmiques créés par des répétitions

  • Le contraste privilégiant les antithèses et antonymes

  • L’analogie recherchant les métaphores.

LE CALLIGRAMME

Poème qui se caractérise par la disposition graphique des mots qui forment le dessin des objets ou personnages évoqués par le texte. Le poème prend ainsi une dimension visuelle.


RAPPEL : LES IMAGES DU POEME

La poésie crée des images poétiques pour restituer dans toute sa force une émotion, une impression que le langage ordinaire ne peut exprimer. L’image poétique crée un effet de surprise et possède un grand pouvoir évocateur. Les figures de style d’analogie ou d’opposition participent à la création des images.


FIGURES D’ANALOGIE : comparaisons, métaphores, métonymies, personnifications, allégories.

FIGURES D’INSISTANCE ET D’AMPLIFICATION : hyperboles, gradations, énumérations ou accumulations, anaphores.

FIGURES D’ATTENUATION : euphémismes, litotes

FIGURES D’OPPOSITION : antithèses, oxymores, chiasmes

Frise des mouvements littéraires

Par vadministrateur - publié le dimanche 7 janvier 2018 à 11:10 dans Fiches pratiques


Frise proposée par une collègue

Aide au brouillon

Par vadministrateur - publié le dimanche 12 novembre 2017 à 15:36 dans Fiches pratiques


Introduction


Accroche sur le thème







Présentation de l’auteur,l’oeuvre






Situation de l’extrait






Problématique





Annonce du plan


Conclusion


Réponse à la problématique (bilan des conclusions partielles)



















Ouverture facultative












.

Axe I

Axe II

Axe III

Idée directrice



Exemple (citation,ligne)



Analyse (pourquoi ce procédé par rapport au sens




Idée directrice



Exemple (citation,ligne)



Analyse

Idée directrice



Exemple (citation,ligne)



Analyse

Idée directrice



Exemple (citation,ligne)



Analyse




Idée directrice



Exemple (citation,ligne)



Analyse

Idée directrice



Exemple (citation,ligne)



Analyse

Idée directrice



Exemple (citation,ligne)



Analyse



Idée directrice



Exemple (citation,ligne)



Analyse

Idée directrice



Exemple (citation,ligne)



Analyse

Transition

Transition



Héros et antihéros

Par vadministrateur - publié le samedi 4 novembre 2017 à 09:45 dans Fiches pratiques
1. Sens 1er du mot « héros »
Un héros est un être qui montre des qualités exceptionnelles (physiques, morales). Il se caractérise par le fait qu’il s’implique totalement dans les actions qu’il entreprend parce qu’il pense que ce qu’il fait  a du sens, un but qui vaut la peine d’atteindre.Il n’hésite pas parce qu’il sait pourquoi il agit.
2. Dans un roman
Le mot « héros » désigne le personnage principal. Il s’agit alors de définir le type de rapport que le personnage entretient avec le monde qui l’entoure : le comprend-il ? Cherche-t-il à le dominer, le modifier ? Est-il intéressé par lui ? Le subit-il?trouve-t-il du sens à ce qui se passe ?
3. Pourquoi avoir gardé ce terme ?
Sans doute parce que ce terme vient des 1ers romans chevaleresques.
Sera véritablement « héros » dans un roman, celui qui semblera être dans cette posture qui consiste à s’impliquer totalement dans l’action et dans le monde et à être capable d’en comprendre le sens.
4. Héros et antihéros
On peut qualifier de :
- héros celui qui s’implique dans le monde dans lequel il évolue et qui trouve du sens à ce qu’il vit.
- antihéros celui qui est passif et dans l’impossibilité de trouver un sens à ce qu’il vit.

On peut ajouter des nuances au terme de « héros ».On peut trouver des héros positifs (donnent une bonne image d’eux, valeurs positives) ou des héros négatifs (donnent une mauvaise image d’eux, valeurs négatives).



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