Des mots pour le dire

Rhinocéros Demarcy

Par vadministrateur - publié le lundi 30 janvier 2017 à 18:39 dans Cultivons-nous

Collectif 8

Par vadministrateur - publié le jeudi 12 janvier 2017 à 17:29 dans Cultivons-nous

Le procès du singe

Par vadministrateur - publié le samedi 7 janvier 2017 à 14:13 dans Cultivons-nous

Le procès Scopes, plus connu sous le nom de procès du singe, est un procès qui eut lieu à aux Etats-Unis en juillet 1925 et qui opposa les fondamentalistes chrétiens aux libéraux.

Le jugement a vu la condamnation de John  Thomas Scopes, professeur de l’école publique soutenu par l’Union américaine pour les libertés civiles au versement d’une amende de cent dollars pour avoir enseigné la théorie de l’évolution à ses élèves en dépit d’une loi de l’État du Tennessee, le Butler Act, interdisant aux enseignants de nier « l’histoire de la création divine de l’homme, telle qu’elle est enseignée dans la Bible».

Le procès, qui était un stratagème des libéraux pour faire abolir le Butler Act, a connu une résonance dans tout le pays et, bien que Scopes fût condamné, la victoire médiatique est généralement attribuée aux évolutionnistes. Le Butler Act restera quant à lui en vigueur jusqu’en 1967.

Voici la scène finale en version anglaise


Photographe inspiré par le travail de Hopper

Par vadministrateur - publié le dimanche 4 décembre 2016 à 02:51 dans Cultivons-nous

Daoud

Par vadministrateur - publié le jeudi 1 décembre 2016 à 09:33 dans Cultivons-nous

Meursault, contre-enquête est un ouvrage qui fera certainement la joie des professeurs de lettres, tant s’y trouvent de clins d’½il aux textes de Camus.  Contrainte OuLiPienne:  Son roman a exactement le même nombre de signes que L’Etranger.   Il côtoie le texte de Camus par des citations, mises entre guillemets dans le texte,  et par des reprises d’éléments de l’original, tournés avec science et humour.  Quant à la forme du récit, elle s’inspire non pas de L’Etranger mais de ce que Daoud considère comme le  texte  « le plus sincère  et  le moins construit » de Camus, La Chute.  L’histoire se déroule dans un bar,  Le Titanic, devenu depuis l’indépendance  Djebel Zendel ( haut lieu des maquisards), où Haroun, nourri d’alcool, fabule.  Un bar—le genre d’endroit menacé d’extinction dans la pieuse Algérie d’aujourd’hui,  fait écho au bar   «Mexico-City»  à Amsterdam, où se déroule La Chute.   Clamance, dans La Chute, déclame devant un interlocuteur invisible.  Haroun livre sa tirade à  l’un des nombreux universitaires qui viennent en Algérie  pour étudier le grand auteur – les mêmes qui vont certainement éplucher le roman de Daoud.

On retrouve à travers la tirade de Haroun à-la-manière-de-La-Chute,  quantités de détails de L’Etranger adaptés à l’Algérie contemporaine :  Meursault s’ennuie le dimanche ;  Haroun le vendredi…. Salamano passe toute la journée à hurler contre son chien ;  le voisin de Haroun récite le Coran a tue-tête pendant la nuit ;  les Algériens de L’Etranger regardent les Européens en silence ;  dans Meursault, Contre-Enquête, ce sont des Roumi (Européens) qui reviennent en Algérie, qui errent en silence « essayant de retrouver qui une rue, qui une maison, qui un arbre avec un tronc gravé d’initiales. ».   Et  l’absurde camusien ? :  « L’absurde, c’est mon frère et moi qui le portons sur le dos ou dans le ventre de nos terres, pas l’autre. »
Reprenons son récit :  En 1962, au moment de la Libération, Haroun, l’homme dont « le frère est mort dans un livre »  a  27 ans.  Sa mère a trouvé du travail à Hadjout (ex Marengo, où Meursault enterre sa maman) comme femme de ménage ; mère et fils habitent une misérable dépendance d’une maison coloniale.  Au moment de la libération, le propriétaire fuit avec sa famille et Haroun et sa M’ma  prennent le bien vacant.  Et là, dans les premiers jours de l’indépendance, Haroun tue un colon, un certain Joseph Larquais  qui venait de se cacher dans les environs de cette maison coloniale abandonnée par les siens.   ¼il pour ½il.   Mais aussi acte qui bouleverse le narrateur,  devenu maintenant meurtrier à son tour.  Il n’est plus du côté de la victime.  Et c’est là où sa haine contre  Meursault, le meurtrier de son frère, se change forcément en identification ;  là aussi où la confrontation de Daoud avec Camus se transforme en admiration pour un deuxième frère,  un écrivain qui lui rend son reflet :  « j’y cherchais [dans L’Etranger] des traces de mon frère, j’y retrouvais mon reflet, me découvrant presque sosie du meurtrier. »                                         Article du site Contreligne

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