Des mots pour le dire

Correction commentaire 203

Par vadministrateur - publié le mardi 17 avril 2018 à 11:33 dans 2de

I – Tuer l’homme qu’elle aime

II – Un monologue qui traduit l’incertitude

 

 

 

A)     L’amour trahi : la blessure d’amour-propre (amour-propre = amour de soi sentiment de sa dignité, de sa valeur)

- CL amour : « bontés passées », « amour » + répétition de « c½ur » : connote passion

- CL douleur : « transport », « chagrin », « soupirs »… + interjection « Ah ! » (2 fois)

- polysémie de « transport » (v.2) -> amour mais aussi douleur

- noms communs pour désigner Pyrrhus : « le cruel », « le perfide », « l’ingrat » : connote trahison

- blessure d’amour-propre = atteinte à sa dignité car rejet amoureux de la part de P. + hésitation sur ses sentiments actuels (« ne puis-je savoir si j’aime ou si je hais » : manque de lucidité) + faiblesse car amour toujours présent (v. 11, 12, 19, 20)

à amante trahie, blessée dans sa dignité et son estime de soi ; rejet entraine souffrance et colère (« dolor »)

A)     Progression de la réflexion dans le monologue

 - v. 1- 14 : hésitation d’H. -> certes, P. est insensible mais elle souffre aussi de savoir qu’il va mourir : questions (v. 1-4) donc femme perdue (« errante et sans dessein ») + sentiments amoureux pour P. malgré rejet (v. 11-14)

 - v. 15-28 : rage contre P. -> volonté de le tuer (rupture avec mot-phrase « non », repris en clôture de cette partie « non, non »), rage contre P. qui se croit supérieur

 - v. 29 à fin : regrets, interrogation sur bien fondé du meurtre : encore questions avec reprise de syntagmes à l’identique, ce qui montre le doute (v. 28, 29)

 - mais v. 37 « devant qu’il expire » donc mort est inévitable malgré les doutes

à rage, désir de vengeance encadré par déclaration d’amour et doute sur bien fondé du meurtre ; monologue qui traduit incertitude dans sa construction, même si décision est prise

B)      L’insensibilité de Pyrrhus face au chagrin d’Hermione

- énumération de questions (v. 7-10) pour dénoncer manque total de sentiment de P. (« un seul », « un moment », « seulement ») : pas de réciprocité dans les sentiments (verbes « plaindre » et « se troubler » + noms « gémissement », « soupirs » et « alarmes » décrivent attitude de H. mais sont à l’opposé de l’attitude de P. – cf antithèse « muet à mes soupirs, tranquille à mes alarmes »)

- répétition « triomphe » (v. 17,23)

- « il pense », « il croit », « il juge » (v. 18, 19, 21) : parallélisme de construction -> P. tient pas compte de H.

- mariage de P. avec Andromaque (« a bien d’autres pensées », « dans le temple », « fatal hyménée »)

à attitude de P. pas en adéquation avec celle qu’attend H. – opposition entre chagrin de H. et triomphe de P., ce qui provoque colère et désir de vengeance de H.

B)      Une vengeance remise en cause par les sentiments amoureux

- v. 4 « si j’aime, ou si je hais » : parallélisme de construction qui montre balancement de décision

- v. 30 : « sa mort sera l’effet de l’amour d’Hermione ? » : opposition « amour » et « mort »

- v. 31-36 : anacoluthe (=rupture dans la construction correcte d’une phrase) qui met en valeur « ce prince » : « ce prince » développé par 2 sub. relatives ( la 1ère avec thématique élogieuse et amoureuse (« c½ur », « exploits », « plaisir ») et la 2ème sur mariage tragique (fiançailles avortées de P. et H. terminent par le « fatal hyménée de P. avec A.)) – puis question avec « ne…que » restrictif -> hésitation sur le meurtre en raison de l’amour passé (imparfait + plus que parfait + subj imparfait + passé composé)  + des efforts du voyage (« traversé tant de… »)

à amour toujours présent donc vengeance est une cause de souffrance pour H.

C)      Le désir de vengeance d’Hermione

- CL colère : « courroux », « rage » + métaphore de « l’orage » (v. 15,17,18)

- subjonctif à valeur d’ordre : « qu’il périsse » et « qu’il meure » (v. 16, 27)

- vengeance passe par mort : synonymes de « tuer » (« périsse », « meure », « assassiner », « expire », litote « perdre ») + CL de « mort » (« trépas » deux fois à la rime, « coup » et « mort »)

- opposition vie et mort (v. 14, 16, 24)

à trahison amoureuse entraine désir de vengeance : femme passe de douleur à fureur (« furor ») et prépare « nefas »

C)      Quel responsable ?

- P. responsable de sa propre mort : « prévoir » à rime dc crime prévisible (v.27-28) + « il m’a forcée à le vouloir » dc H. victime de P. avec pour seule solution le meurtre + « il se rit de ma rage » (v.17) donc insensibilité qui le rend responsable de son sort

- Oreste comme bras armé : « coup qui le menace » (v.13) = coup d’O. + verbe d’action (« encore un coup : laissons agir O. ») -> O. comme exécutant

- H. l’instigatrice : importance de P1 (« je » + verbe d’action, v.1,29,35,36) ou de P3 (v.24 : « on » et v. 30 : se désigne elle-même par son prénom -> distanciation car se reconnait criminelle)

à H. cherche justification : rejette la faute sur P. et O. mais c’est elle qui a tout prévu

Problématique : Comment ce monologue montre-t-il la blessure d’amour-propre d’une femme qui veut la mort de l’homme qu’elle aime ?

Introduction :

                Dans sa pièce Andromaque, jouée pour la première fois en 1667, Racine représente la tragédie d’un amour non réciproque et d’une trahison amoureuse. Pyrrhus a emmené Andromaque en captivité après la fin de la guerre de Troie. Promis en mariage à Hermione, il tombe amoureux d’Andromaque et décide de l’épouser. Hermione demande alors à Oreste de la venger en tuant Pyrrhus. Au début de l’acte V, Hermione, décrite comme une « amante en fureur », attend le retour d’Oreste, parti tuer Pyrrhus. Cette attente la pousse à exprimer sa douleur dans un monologue : elle est tiraillée entre son désir de se venger et son amour pour l’homme qui l’a trahie. Nous pourrons donc nous demander comment ce monologue montre la blessure d’amour-propre d’une femme qui veut la mort de l’homme qu’elle aime. Après avoir montré qu’Hermione a le désir de tuer l’homme qui l’a blessée, nous verrons que son monologue traduit néanmoins son incertitude.

 

Correction dissertation 2de

Par vadministrateur - publié le dimanche 15 avril 2018 à 12:02 dans 2de
Intro : accroche, reformulation du sujet, annonce des axes


I oui c’est un moyen efficace


A) Le rire est accessible à tous et tout le monde peut le comprendre

Attaque sur des thèmes universels (comique de caractère : L’avare de Molière, XVIIè, La folie des grandeurs, Gérard Oury, Louis de Funès)



B) Un moyen de détourner la censure

Le registre satirique et surtout l’emploi de l’ironie permet de sous-entendre ( Candide, Voltaire, Forrest Gump)


C) Une accroche plaisante du destinataire

Permet une argumentation indirecte (apologue : Fables de La Fontaine) se moquer de tel animal (anthropomorphisme) mais critique de la Cour


II. Les limites de ce moyen


A) Il est difficile de rire de tout

Sujets plus délicats : Camps de concentration, handicap, peut blesser (Charlie Hebdo)


B) le caractère divertissant peut prendre le pas sur le message et perdre de son efficacité (les temps modernes et taylorisme)


C) Souvent censuré (Tartuffe de molière, Daumier)

Prix Folio

Par vadministrateur - publié le vendredi 19 janvier 2018 à 15:59 dans 2de
Productions attendues pour chacun des 3 livres:

Abécédaire, nouveau titre, nouvelle couverture, interview fictive de l’auteur, d’un personnage, bande-annonce, musique, réécriture d’un passage, d’une autre fin, critique argumentée...+ justifications

La Bruyère, La Rochefoucauld

Par vadministrateur - publié le mercredi 10 janvier 2018 à 06:52 dans 2de

La Fontaine

Par vadministrateur - publié le samedi 6 janvier 2018 à 12:18 dans 2de


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