Des mots pour le dire

Les Justes, Camus (texte intégral)

Par vadministrateur - publié le samedi 20 janvier 2018 à 09:32 dans 1ère

Contexte Les Justes

Par vadministrateur - publié le mercredi 17 janvier 2018 à 05:21 dans 1ère

ATTENTAT RÉVOLUTIONNAIRE A MOSCOU


Le Grand-Duc Serge, oncle du Tsar, tué par l’explosion d’une bombe .


Le Grand-Duc Serge, oncle du Tsar, et commandant en chef de la circonscription militaire de Moscou, vient de mourir dans des circonstances tragiques qui rappellent l’assassinat de son père, le Tsar Alexandre II.
C’est à Moscou, près du Palais de Justice, entre le Musée Historique et le Kremlin, que ce produisit l’attentat. Au moment où la voiture du Grand-Duc quittait le Musée Historique, un traîneau, dans lequel se trouvaient deux hommes en civil, alla se placer au-devant. Près du Palais de Justice, le traîneau se laissa dépasser.
A ce moment, la bombe fut jetée sous la voiture. L’explosion fut si violente que toutes les vitres des fenêtres du Palais de Justice furent brisées.
Sous les débris de la voiture, réduite en miettes, on ramassa le corps du Grand-Duc, déchiqueté, la tête séparée du tronc.
Le Grand-Duc Serge n’était pas du type puissant qui se retrouve chez quelques-uns des Romanof : c’était une nature frêle et mélancolique. Son visage allongé et pâle portait le signe d’une tristesse originelle qui le marquait d’avance du sceau de la fatalité.
A Moscou, il avait exaspéré la jeunesse des écoles par des mesures rigoureuses dont le général Trepof avait été l’inflexible exécuteur.
Persuadé que tout le danger politique venait des jeunes gens des universités, le Grand-Duc Serge avait ordonné des arrestations en masse suivies de nombreux exils en Sibérie.
Il s’était également aliéné, par son caractère autoritaire et cassant, les sympathies de la bourgeoisie moscovite.
On savait, en outre, que dans les conseils du Tsar, le Grand-Duc Serge représentait avec une grande autorité le parti antilibéral, et l’on affirmait que toutes les mesures réactionnaires de Nicolas II avaient été conseillées et soutenues par lui.
Bref, dans l’opinion des révolutionnaires, le Grand-Duc Serge était l’homme fatal, l’ennemi tout-puissant qui, par son influence auprès de l’empereur, retardait l’avènement des libertés qu’ils souhaitaient. Dès le début de Février le comité révolutionnaire « L’organisation de combat », l’avait condamné. Et la sentence a été exécutée impitoyablement par l’abominable moyen si souvent employé en Russie : l’assassinat.

Le Petit Journal illustré du 5 Mars 1905


                             Ivan Kaliaïev après son arrestation

Les atrides

Par vadministrateur - publié le mercredi 17 janvier 2018 à 01:54 dans 1ère

LA Cyrano de Bergerac

Par vadministrateur - publié le samedi 13 janvier 2018 à 12:47 dans 1ère


I. Une inversion comique:

L’Homme est présenté comme un être monstrueux, bestial, et l’animal devient un avocat très éloquent.

a) les qualités oratoires de la perdrix

- 1e pers : l.5 « pour moi, je ne fais point » ; l.17 « je pense » → elle s’implique ds son argumentat°, lui donne plus de poids.

- intègre l’auditoire : l.1 « examinons, messieurs » : le verbe à l’impératif + 1e pers plur → fait participer les jurés à son discours → capte leur attention.

- le « nous » l.21 renvoie aux animaux comme un groupe uni : la perdrix et les membres du tribunal, opposés aux hommes « il » → elle place ainsi d’office les jurés de son côté, contre les Hommes.

- l.1 « nos divins esprits » = cet adj = hyperbole → formule laudative qui flatte les jurés →façon de susciter la bienveillance de l’auditoire.

- un réquisitoire très construit : des l.5 à 14 = 1 seule phrase, organisée autour de 7 arguments : « premièrmt »... « et pour conclusion » → qualités : clarté, organisat°.

=> est très éloquente: elle convainc, par la force de son argumenta t° ; va aussi utiliser l’humour.

b) l’H, un animal :

Effet comique de regard animal, décalé : elle ne sait pas ce qu’est le corps humain

- l.3 : « savoir si cet animal est homme » : interrogat° comique : inversion par rapport aux questionnements philosophiques traditionnels : est-ce que l’Homme est un animal ?

Ici, Cyrano présente l’H comme un animal ; il contredit la pensée dominante de l’époque : celle du philosophe français Descartes qui considère que seul l’Homme est doué de raison et que l’animal n’est qu’une machine, un corps sans conscience.

En plus, cet animal est raté : l’homme est très laid :

- l.5 : « à sa vue, sentiment d’horreur » : hyperbole qui insiste sur le physique horrible des humains.

- l.8 : « il est plumé comme un galeux » : l’adj = comique : la perdrix ne connaît pas le terme peau, donc utilise le terme qui correspond aux oiseaux → l’homme est laid selon les critères des oiseaux.

- l.9 « quantité de petits grès carrés ds la bouche » : périphrase qui désigne les dents → le corps humain est rendu risible car transformé en corps animal

- de même : l.10 « bec » pour les lèvres ; l.12 « gigots » pour les cuisses → elle désigne les parties humaines avec des termes animaux → effet comique.

l’H = présenté comme un animal physiquement raté, laid .

- Il est aussi présenté comme un idiot : premiers arguments contre l’H renvoient aux comportements humains incompréhensibles pour les oiseaux :

l.5 « rit comme un fou, pleure comme un sot » : ces 2 caractéristiques sont propres aux seuls humains (« rire est le propre de l’homme » a écrit Rabelais) → ici, les 2 comparatives = dévalorisent ces comportements: « fou » et « sot » = des êtres qui manquent de raison, d’intelligence.

Bilan : texte surprenant car il donne vision décalée de l’Homme : celle du point de vue animal, ce qui provoque effet de surprise comique. Mais aussi texte profond, qui critique les comportements humains.

II. Portée morale : l’H est un monstre moral.

a) la critique religieuse :

- le dernier argument décrit longuement une attitude que l’oiseau ne comprd pas : l.10... : « il lève en haut... » → il s’agit de la posture de prière rendue ici ridicule car présentée comme une suite de gestes incompréhensibles : « colle ses mains... se casse les jambes » → l’oiseau transforme l’acte de prier en une série de gestes risibles, qui n’ont aucun sens.

blasphème [ce texte = pas publié du vivant de l’auteur]

- D’autt plus que la prière = définie comme : « des paroles magiques qu’il bourdonne » → l’oiseau associe la prière chrétienne à des pratiques condamnées par les Chrétiens : les sorciers sont brûlés, encore à l’époque.

De même l.33 « ils se forgent des dieux, ds l’eau, l’air... » → le pluriel de « dieux » et la réf aux divinités de l’eau, de la terre … montrent que l’oiseau fait référence à des cultes païens, animistes

=> l’oiseau confond toutes les religions : le christianisme, les pratiques païennes

façon pour Cyrano de relativiser ttes les religions : pour lui, elles se valent toutes.

portée anti-religieuse du texte de Cyrano : fait parler un oiseau, qui a un regard étranger sur le monde des hommes, pour se moquer des pratiques humaines ’et particulièremt celle des Chrétiens.

Par opposition, les animaux semblent plus sages :

- l.18 : la perdrix explique la croyance des animaux : pas de Dieu mais « les créatures sont produites par notre commune mère » : celle-ci est désignée comme l.19 « la nature » → ce sont des matérialistes : comme Cyrano lui-même, la perdrix affirme qu’il n’y a pas de Dieu.

b) critique morale : les hommes sont présentés comme des êtres violents.

- l.18 « nés pour rompre la société », l.21 « il se rue sur nous » : verbes violents qui renvoient à l’idée de destruction.

De même l.22 : « barbarie avec laquelle il ns massacre » : hyperbole qui renverse encore une fois les valeurs : l’animal = sage / l’Homme = sauvage.

c) critique politique

- Au contraire, les animaux vivent ds un régime d’égalité : la « république » : l.20 ; le « nous » qu’elle emploie ds tt le texte les présente comme un groupe uni → société utopique, égalitaire.

- l.32 : « ces pauvres serfs » : périphrase pour désigner les Hommes : renvoie au servage, sorte d’esclavage pratiqué au moyen-âge → l’adj dépréciatif « pauvres » souligne le sentiment de mépris éprouvé par la perdrix.

- l.29 à 31 = « jeunes sont esclaves des vieux, pauvres des riches.... » : gradat° → liste de tous les liens qui entravant les Hs : liste très longue, qui englobe tous les âges, les milieux sociaux → condamnat° universelle des Hommes.

Voltaire "Bêtes" analyse

Par vadministrateur - publié le vendredi 12 janvier 2018 à 13:59 dans 1ère


1er axe:Éloquence oratoire

2è axe:Attaque du machiniste

3è axe : l’homme est présomptueux

1è idée : expression des sentiments de révolte, colère, horreur

EX : registre pathétique, : exagérations, accumulations, gradations

Analyse : faire réagir le lecteur

1è idée : Attaque directe Descartes dès le 1er paragraphe

EX : thèse énoncée l1+etc+ exclamation

Interpellation par série de questions rhétoriques

Contre argument par 3 exemples

- oiseau/nid =intelligence qui relève de l’ingéniosité, adaptation au milieu

- chien de chasse = apprentissage/dressage humain

- serin « se méprend et se corrige »=apprentissage et correction

Analyse :Gradation dans les difficultés d’apprentissage= reprise de chaque proposition du 1er paragraphe

Apparition du tutoiement = interpellation directe

1è idée : Réflexion moins passionnée dans cette 2è partie « tu » > « vous »

EX :Adresse aux lecteurs par l’utilisation de l’impératif « Écoutez »l 21, terme « bêtes » utilisé pour l’homme et l’animal

Analyse : mis sur le même plan, reprises par des expressions péjoratives « les plus grandes bêtes, ces messieurs »

2è idée : violence du propos

EX : impératifs, apostrophes, ponctuation expressive, questions rhétoriques

Analyse :registre polémique ACTIO

2è idée :Un exemple sur l’homme/Voltaire

EX : reprise d’un des arguments : la parole+ question rhétorique accumulation de verbes d’action qui prouvent le contraire.

Impératif+tutoiement+ exemple chien/maître+accumulation de verbes d’action, Analyse : méprise entre chien et maître « cris, sauts, caresses »les 2 sont sur le même plan

2è idée : Reprise du raisonnement poussé à son extrême pour en souligner l’absurdité EX :accumulation de négations »n’est ni corps ni esprit/ni corps ni quelque chose qui n’est point corps »

Analyse : remise en cause du bien fondé du raisonnement « D’où peuvent procéder... »

3è idée : raisonnement implacable

EX : connecteurs logiques, jeu sur les négations, exemples simplistes

Analyse : registre didactique

3è idée : L’homme barbare

EX(champ lexical de la cruauté : « barbares, clouent, dissèquent vivant »)+ prétexte scientifique « veines mésaraïques, dissèquent, nerfs »

Analyse :Prise de position nette de Voltaire : horreur

Accusation du « machiniste »= théorie de l’animal machines

3è idée : Qu’est-ce que l’âme ?

EX : Preuve par l’usage propre/technique de ce terme « soufflet ».+argument d’autorité « le philosophe »+latin principe divin qui anime tout, Analyse :l’homme serait présomptueux de vouloir le comprendre

Transition : cette éloquence au service de la cause animale

Transition:l’homme est un animal





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