Des mots pour le dire

La querelle de l’âme des bêtes

Par vadministrateur - publié le jeudi 19 octobre 2017 à 05:32 dans 1ère

Voltaire et la souffrance animale

Par vadministrateur - publié le mardi 3 octobre 2017 à 11:35 dans 1ère

Le dictionnaire philosophique de Voltaire

Par vadministrateur - publié le mardi 3 octobre 2017 à 04:51 dans 1ère

White god

Par vadministrateur - publié le lundi 18 septembre 2017 à 09:25 dans 1ère
White Dog est une fable apocalyptique où les chiens sont la métaphore de toutes les minorités opprimées, subissant le joug de l’homme jusqu’à la révolte finale. La horde de chiens qui s’empare de la ville au début du film – le récit procède par un long retour en arrière – évoque Spartacus et son armée de gladiateurs et d’esclaves rebelles. Le film narre l’amitié entre une jeune adolescente solitaire et son chien adoré. Mais une nouvelle loi impose le recensement des bâtards et la fourrière patrouille dans les rues de la ville pour capturer les chiens errants. Lorsque la gamine est séparée de force de son chien, elle entreprend une longue quête pour le retrouver, tandis que son fidèle compagnon traverse de nombreuses épreuves et fait l’expérience de la violence.White God détient un record mondial : 274 chiens ont participé au tournage, sous la responsabilité des meilleurs dresseurs. Le résultat est parfois hallucinant, et les prouesses techniques de Mundruczó et son équipe, qui dirigent les chiens comme de vrais acteurs, laissent pantois. Le héros du film, le labrador Hagen, est interprété par deux chiens jumeaux, Luke et Body. Le film dépasse toutes les tentatives d’anthropomorphisme au cinéma, le plus souvent sous l’égide des productions Disney. À partir d’un postulat original, le cinéaste hongrois Kornél Mundruczó réussit un film à la mise en scène époustouflante et aux images inoubliables, avec un sens du suspens et du spectaculaire qui n’ont rien à envier à certains films d’anticipation anglo-saxons.

Site ARTE


White god

Par vadministrateur - publié le lundi 18 septembre 2017 à 04:50 dans 1ère

Synopsis:

Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili adore son chien Hagen mais son père l’abandonne. Tandis que Lili le cherche dans toute la ville, Hagen découvre la cruauté des hommes. Il rejoint une bande de chiens prêts à fomenter une révolte contre les hommes. Prix Un Certain Regard à Cannes 2014, et Palm Dog la même année pour le premier rôle canin.



Interview du réalisateur

Certains de vos précédents films se servaient d’allégories de manière très sobre et minimaliste, comme Delta ou The Frankenstein Project. White God emprunte lui au cinéma de genre et il se situe pourtant davantage dans une réalité sociale que vos précédentes réalisations. Comment avez-vous travaillé sur ce paradoxe ?

La réalité dans l’Europe de l’est a beaucoup changé ces 5 dernières années. Ce qui était lent est devenu très rapide, il n’y a plus d’idéologies claires, et l’agression a pris la place de la mélancolie. Tout cela constitue un vrai défi pour nous, ça nécessite une autre façon de faire du cinéma. Après avoir longtemps pensé à cela, j’ai décidé d’utiliser les vestiges du cinéma de genre.White God débute comme un film familial, se transforme en film d’action avec des éléments sociaux, et se poursuit comme un thriller. C’est une manière pour le public de ressentir et de comprendre le cauchemar commun de l’Europe de l’est.

Question idiote – mais peut-être pas totalement : pensez-vous que White God aurait fonctionné avec un autre animal que le chien ?

Non, ça n’aurait pas marché. Il n’y a pas d’autres espèces ainsi façonnées par l’homme. De plus, il n’y a qu’à travers les chiens que j’avais la possibilité de démontrer comment un groupe oppressé peut devenir totalement déchainé.

Pouvez-vous nous en dire davantage sur le titre mystérieux, White God, que vous avez choisi ?

Il n’y a pas de mystère à vrai dire autour de ce titre. Toute l’histoire est racontée du point de vue des chiens en tant qu’espèce soumise aux discriminations de race par les hommes. Qui se comportent comme s’il étaient des dieux. Le film raconte à quoi pourrait ressembler la révolte de ceux qui sont assujettis.

Comment avez-vous filmé les séquences impressionnantes des chiens courant dans les rues ?

Le dressage, l’entrainement et les répétitions ont pris trois mois. Les chiens étaient classés par groupes et étaient entrainés à suivre la tête de chaque groupe. Puis, ils ont appris à coopérer entre groupes et finalement avec nous. C’était également une grande expérience pour moi de voir deux espèces travailler ensemble.

White God est vraiment un film unique en son genre. D’autres films vous ont-ils servi d’inspiration ?

Oh, oui. Des films traitant de l’irrationnel, comme Jurassic Park de Steven Spielberg ou Au hasard Balthazar de Robert Bresson, ou bien des mélodrames classiques comme les films de Douglas Sirk. J’ai aussi beaucoup appris des longs métrages hongrois des années 80, des films de la Budapest School.

Entretien réalisé le 20 août 2014.

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