Des mots pour le dire

Monologue de Bérenger, un dénouement ?

Par vadministrateur - publié le mercredi 5 avril 2017 à 03:53 dans 1ère

1. Solitude radicale et tragique de Bérenger

a) Discours particulier : le monologue


  • Recours au mono justifié /évolut° du « drame » qui a conduit à métamorphose progressive de ts per­s. B est dernier homme, n’a plus d’interlocuteur. accessoire s/ sc souligne cette situat° : glace ; B se parle à lui-mê (« il va vers la glace », « il contemple sa poitrine ds la glace »).

  • Aucune marque discours dialogué, fréquemnt utilisé au sein mê d’1 monologue: il n’y a dc + aucun destinataire mê potentiel, mê imaginaire, à parole B ; + pers ne parle sa lgue. Tte c° est dc impossible et passage radicalise cette faillite de parole présente ds tte pièce.

  • Public place particulière et probématique : est-il l’ultime destinataire de parole B (et de Ionesco), selon le jeu de double énoncia­t°, ou est-il inclus ds cet espace rhinocérique qui encercle B ? pas exactemt seul s/ sc : il est cerné par les rhinocéros, figurés par les têtes accro­chées au mur et dont la présence est accen­tuée par les barrissements. D’ailleurs, à la fin du monologue, Bérenger semble s’adresser à ces rhinocéros, dans une forme de défi final :"Il se retourne face au mur du fond [...] tout en criant ».

b) Bérenger et les autres


  • Solitude Bérenger contre ts : l’opposi­t° sing et pl, je / « eux »( l.3, 5, 19 ), « je » / « tout le monde »( l.35, 37).

  • Déplacemt de norme. Comme Bérenger est dernier de son espèce, devenu « l’anormal », alors que rhino = norme de référence : se qualifie de « monstre »l.27 et se compare, à son désavantage, aux rhino

  • rhino st connotées +. contraste de beauté et lai­deur (« je ne suis pas beau »l.1, « ce st eux qui st beaux »l.3) dvlpé à travers opposit° de formescorne »l.5, « Front plat »l.6 et « traits tombants »l.7), de texturemoites »l.11, « rugueuses »l.11 / « flasque »l.13, « dure »l.14 / « ss poils »l.16, « poilu »l.14) couleurtrop blc »l.13, « magnifique couleur vert sombre »l.15).

  • barrissements = « chants »l.17 opposés à faiblesse de sa propre vx, humaine. éloge rhino qui révèle que solitude et diffé­rence, simple fait d’être soi, st dif à assumer.

  • sentiment dominant Bérenger= hontej’ai trop honte »l.31, « com j’ai mauvaise cs »l.25, « J’ai eu tort »l.4). monologue = douleur de Bérenger, qui est d’abord douleur d’être lui-mê. Ponctuat° expressive: phr exclamatives, interject° (« hélas ! »l.5 « ah ! »l.14), répétit° (« jms, jms »l.28).


 2.Tentation de métamorphose

             a) Devenir rhino

  • Souhait de métamorphose s’exprime fortement répétit° vb vouloir au conditionnel« je voudrais » + propositions intro­duites / « com » ou / « si ». formules comparatives révèlt désir de devenir rhino : « être com eux », « faire com eux » , B tente d’adopter le barrissemt (« il essaie de les imiter » ; « ahh ! ahh ! brr »)
  • disc B évolue : début= espoir de changemt (« ça viendra pt-ê »), après tentative barrissemt :constat d’échec : « je ne deviendrai jms rhino» .B ne parvient pas à transformer en rhino

  • mono­logue multiplie aussi les aveux directs d’im­puissance /abondance phr négatives : « non, ce n’est pas ça » « je n’ar­rive pas à » , « je ne px plus » « je ne px pas ». caractère définitif de cette impossi­bilité à être rhino est souligné / adv « jms » « + » « trop tard »

b) Bérenger, 1 nouvelle figure héroïque ?

  • Si B reste hom, c’est d’ab non / héroïsme, ms / impossibilité profonde de céder au « charme » (en­voûtemt) barrissemts et suivre les autres.

  • exp° « Malheur à celui qui veut conserver son originalité » à prendre sens 1er attitude de B pas simple anticonformisme. portée de pièce = représentat° de ts totalitarismes, notamt idéologies nazies (culte du corps de force ds monologue). mot « originalité » = celui qui conserve ce qu’il est « à l’origine », càd son huma­nité

  • B sort dans derniers mots de léthar­gie et tentat° de céder à rhino­cérite. changement apparaît ds gestuelle pers qui « a 1 brusque sursaut » et « se tourne face au mur où st fixées les têtes ». futur et ph affirmatives marquent tps de l’engagemt : « je me défendrai », « je le resterai » « je suis le dernier hom » La seule ph négative > exp°, non pas de son impuissance mais d’1 posit° revendiquée je ne capitule pas »), qui annonce passage à l’act° (« ma carabine, ma carabine »).

  • 1 progres° de figure de B qui assume 1 forme de résistance parce qu’il n’a d’autre chx que d’être 1 hom. dernières répliq constitt renversemt ultime de situa­et renvoient rhino à leur mons­truosité réelle.

  • Ms dénouemt reste ouvert. Ce mono ne consacre pas triomphe B et humanité ; l’issue paraît être fatale : « jusqu’au bout » (càd pt-ê jusqu’à la mort), mê si futur (« je le resterai ») laisse 1 ptt place à espoir. faillite de l’humanité n’est pas totale ; malgré lui, B dit son sens inné de l’humain et en proclame la dignité.


Conc°: ambiguïté. Faut-il lire ds résistance de B 1 espoir pr l’hom face aux tentations totalitaires ? Convient-il plutt de voir ds l’absurdité de situat° de B face au monde 1 constat profondémt pessimiste s/ condit° humaine ? Ionesco ne délivre aucun message ; théâtre s’adresse d’abord à ce qui remue pro­fondémt en l’hom : « L’art et la litt ne peuvt ê qu’affectivité et cn des ch / le coeur » (Entre la vie et le rêve).

Le procès des Fleurs du Mal

Par vadministrateur - publié le lundi 3 avril 2017 à 05:47 dans 1ère

Poèmes à écouter

Par vadministrateur - publié le lundi 3 avril 2017 à 01:49 dans 1ère

Baudelaire: les correspondances

Par vadministrateur - publié le lundi 3 avril 2017 à 01:14 dans 1ère

Dans son insatiable quête du Beau, Baudelaire a emprunté aux mystiques le terme de « correspondance ». Le jeu des correspondances est au c½ur de la poésie baudelairienne : « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent ». (synesthésies)

Par les correspondances « horizontales », le vers doit provoquer en nous les sensations de la mélodie entendue, du tableau contemplé, par le « miracle d’une prose poétique, musicale, sans rythme et rime, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ».

Les correspondances « verticales » délivrent de la multiplicité désolante du réel en faisant signe vers une unité supérieure, par « cet immortel instinct du Beau qui nous fait considérer la Terre et ses spectacles comme un aperçu, comme une correspondance du ciel. » La poésie a charge pour lui de réconcilier l’imparfait et le sublime, le présent mesquin et les splendeurs atemporelles.

Baudelaire préfigure largement les audaces de Rimbaud et, plus tard, les surréalistes.


L’idéal
Dans le langage courant, est idéal ce qui atteint le plus haut degré de perfection. Pour Baudelaire: les apparences du monde sensible, autrement dit la réalité qui nous entoure, ne seraient que le reflet, la pâle copie d’un monde invisible qui nous est inaccessible, une sorte d’au-delà idéal, où tout atteindrait sa perfection, sa parfaite essence: beauté, amour, ...
Le terme d’Idéal désigne donc ce monde invisible, inaccessible certes, mais que le poète est parfois capable d’entrevoir, dans les méandres de sa mémoire, dans son imagination, dans un ailleurs exotique, dans une femme, dans un parfum, une chevelure, ...


Tiré d’un article très complet: 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Charles_Baudelaire/107873)

Biographie Baudelaire

Par vadministrateur - publié le dimanche 2 avril 2017 à 01:19 dans 1ère

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