Des mots pour le dire

Progression

Par vadministrateur - publié le mercredi 5 avril 2017 à 08:24 dans 1SC


LYCEE JEAN BODIN / LES PONTS DE CE 2016-2017


DESCRIPTIF DES LECTURES ET DES ACTIVITÉS DE LA CLASSE DE 1SC Mme Tabuteau


Attention : cette classe n’a pas disposé de la totalité de son horaire en français pour des problèmes de remplacement ce qui explique une liste de 5 séquences


NOM PRÉNOM :


Parcours 1

LECTURES ANALYTIQUES

DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES

OBJET D’ÉTUDE : Le personnage de roman du XVIIè à nos jours

PROBLÉMATIQUE :Meursault est-il coupable ?


Axes d’étude:

L’absurde

Le personnage de roman, le héros,l’anti-héros

La culpabilité


Lecture transversale : le soleil, la mer, les personnages secondaires doubles de Meursault


Production : Choix d’un tableau de Hopper et réécriture théâtrale d’un extrait puis mise en scène/ court-métrage



Oeuvre intégrale : Camus, L’Etranger, 1942


LA 1 L’incipit, « Aujourd’hui, maman est morte...deux heures de route. »


LA 2 Le meurtre, « J’ai pensé...porte du malheur »




LA 3 Le procès, commentaire comparé du réquisitoire et du plaidoyer

Comment l’utilisation du discours sert-elle la notion de détachement ?




LA 4 L’épilogue, « Lui parti...cris de haine. »

Doc 1 : Une réécriture : Incipit de Kamel Daoud, Meursault contre-enquête, 2013


Doc 2 :

Le sentiment d’absurde

- Camus, Le mythe de Sisyphe, « Il arrive que les décors...c’est l’absurde »1942

- Camus, L’homme révolté, « Voici le premier progrès...donc nous sommes. », 1954

L’étranger vus par d’autres :

-Baudelaire, L’étranger, Spleen de Paris, 1862

-Sartre, Explications de l’Etranger, « Un homme parle...significations » 1943

-Hopper, Excursion into philosophy, 1959 (Hda)




Doc 3 : Houellebecq, Extension du domaine de la lutte, « Je m’installe...le mordre. »= > un étranger « moderne »

Parcours 2



OBJET D’ÉTUDE : La question de l’Homme dans les genres de l’argumentation du XVIème siècle à nos jours


PROBLÉMATIQUE :L’homme est-il bête de croire la bête bête?


Axes :

-> Le genre de la science-fiction, sa proximité avec les sciences et la littérature d’idées

L’argumentation directe et indirecte

Qui est Darwin ? Qu’est-ce que le darwinisme ? Différence entre le créationnisme et l’évolutionnisme

L’homme et l’animal : une question d’intelligence ?



Lectures cursives : Au choix

La planète des singes, Pierre Boulle 1963

Les animaux dénaturés, Vercors, 1952 (roman ou pièce)

Pourquoi j’ai mangé mon père, Roy Lewis 1960


Production : faire un livret autour des écrits d’invention à partir de la lecture cursive ( préface, interview de l’auteur, lettre d’un personnage...)





LA 1 :Un apologue : peut-on parler de saut qualitatif de l’animal à l’homme ?

Les Animaux dénaturés, Vercors, 1952





LA 2 : L’argumentation directe, Voltaire, article « Bêtes », Dictionnaire philosophique, 1764


LA 3 : Une dystopie : La Planète des singes, Chap II Pierre Boulle,1963


LA 4 : La psychologie expérimentale

Pierre Boulle, La planète des singes, Chap XVI, 1963


Doc 1 : Corpus  sur la persistance de la bestialité chez l’homme

H.G.Wells, L’île du docteur Moreau, 1896, chap XIV

Extraits du film de Rupper Wyatt, La Planète des singes : Les origines, 2011


Doc 2 :L’homme seul est responsable de son inhumanité

Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.1755


Doc 3 :Que mesure réellement les tests d’intelligence ?

J.M.Coetzee, Elisabeth Costello



Doc 4 : Utilisation de la théorie de l’évolution de nos jours. Clip de Coldplay, Lifetime





Parcours 3



Séquence 1

PROBLÉMATIQUE : Comment le théâtre traite-t-il la représentation de la violence à travers le personnage du criminel ?


Axes :

La tragédie, respect des règles et écarts

La mise en scène, les métiers, une relecture du texte

Les rapports de force entre personnages sur scène


Lectures cursives : Au choix

Huis-clos Sartre ; Camus, Les justes, Grumberg, L’Atelier

LA 1 Jean Giraudoux, Électre, acte II, scène 9 (extrait), 1937.





LA 2 Camus, Les justes, « Tous regardent Kaliayev...la révolution triomphe. »Acte II, 1949





LA 3 Genet, Les bonnes, Le monologue de Solange « Hurlez si vous voulez...nous sommes perdues »






LA 4 Mouawad, Incendies, 4è partie,sc 31 « Un jeune homme en haut d’un immeuble...Kurk »,2009

Doc 1 : Corpus

Pierre Corneille, Horace, acte IV, scène 5 (extrait), 1641./ Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte IV, scène 11, 1834/

=> Comment les extraits du corpus parviennent-ils à représenter ou à évoquer des actes violents ?






Doc 2 :Extrait de Comment jouer Les Bonnes de Genet

Doc 2 bis : Adaptations théâtrales (Pierangelo Summa et Richard Soudée, 2000 Clayssen, 2011) et cinématographiques (Chabrol, 1995 et Denis, 2000)



Doc 3 :Documents pour la mise en scène (3 Photogrammes de Nihad, paroles de la chanson de Supertramp)

Séquence 2


PROBLÉMATIQUE : Dans quelle mesure le théâtre de l’absurde est-il engagé ?


Axes :

L’originalité de l’écriture scénique de Ionesco

Une farce tragique

Le théâtre de l’absurde

Le thème de la métamorphose du personnage et l’engagement

L’évolution de Bérenger


Production : Faire la maquette de la scène d’exposition sous un format numérique ou en réalité avec une fiche rassemblant les notes d’intention de votre mise en scène

Oeuvre intégrale : Ionesco, Rhinocéros, 1957


LA 1 la scène d’exposition, « Décor, une place...se sont assis »


LA 2 1ère apparition, « Nous avons fêté l’anniversaire...se mouche », Acte I



LA 3 Métamorphose de Jean, « Réfléchissez voyons...piétinerai », Acte II, tableau II



LA 4 Monologue final, « C’est moi...capitule pas. »



Doc 1 : Extraits de Présent passé, passé présent, Ionesco et son ½uvre





Doc 2 : La mise en scène : interview E. Demarcy-Mota, +Photos J.L.Barrault



Doc 3 : Lorsque j’étais une oeuvre d’art, d’Eric-Emmanuel Schmitt

La tentation de la métamorphose

Parcours 4



Séquence 1

OBJET D’ÉTUDE :Écriture poétique et quête de sens


Oeuvre intégrale : Les Fleurs du Mal, 1857


PROBLÉMATIQUE : La femme vue par Baudelaire : muse ou objet de dégoût ?


Axes :

La femme dans le recueil (incarnation du Mal, femme idéale, s½ur, mère)

Ambivalence du sentiment amoureux,blâme et éloge

Une forme fixe:le sonnet pour une femme idéale

Le memento moris, objet du désir


Production : synthèse sur Baudelaire et les femmes par recherche sur le site Gallica et par entrée de termes


LA 1 Préface, Au lecteur, «  La sottise...mon frère. »



LA 2 Parfum exotique



LA 3 A celle qui est trop gaie



LA 4 Une charogne





Doc 1 : HDA

Manet, Lola de Valence et quatrain de Baudelaire, 1862

Manet, Jeanne Duval, 1862




Doc 2 :

Ronsard, Quand vous serez bien vieille, 1524

Ronsard, A Cassandre, 1524









Visa et signature du proviseur signature du professeur

Correction commentaire 1SC

Par vadministrateur - publié le mercredi 14 décembre 2016 à 19:19 dans 1SC

I-Un drame dérisoire et pathétique .

Un vieil homme perd son chien et réagit violemment à cette perte. En fait, tout en soulignant le caractère dérisoire de l’événement, le récit lui donne l’allure d’un drame et le marque d’effets de pathétique discrets mais d’autant plus efficaces.

A-L’aspect dérisoire.

- réaction des deux amis : sympathie polie de voisins. Raymond lui demande ce qu’il a, + consolations d’usage (les chiens reviennent, il y en a qui ont fait des dizaines de Kilomètres, etc.). Meursault, peu loquace, ne commente pas le comportement du vieux. S’il ne rit pas com Raymond dev détresse du vieux, il y a qq ch d’impitoyable dans la manière dt il explique au vieux que si le chien n’est pas réclamé au bout de 3 jrs "[la fourrière] ensuite en fait ce que bon lui semble". L’imprécision de la périphr laisse le champ libre au pire. preuve en est la réaction du vieux qui regarde Meursault en silence, puis s’en va.

- Les effets d’humour textuel. St involontaires ds bouche du vieux et ne sont perçus par aucun des 2 auditeurs. servent à introduire une distance ironique à l’égard de ce petit drame du quotidien. C’est pdt que le vieux est absorbé / un spectacle forain intitulé " Le Roi de L’Evasion " que le chien sort la tête du collier trop gd et s’évade=détail ironique aboutit à prêter le sens d’un geste volontaire à la fuite de l’animal qui disparaîtra complètement du récit .

B-Les effets de pathétique . :reposent à la fois sur la situation et l’attitude du vieux Salamano.

- La situation du vieux . entré ds le récit au chap précédent, défini / son âge (M ne le désigne jamais autremt que com "le vieux Salamano") et / couple qu’il forme avec son chien. En s’approchant, M voit tt de suite le caractère anormal de la situat° "j’ai vu qu’il n’avait pas son chien". La dernière ph que prononce Salamano renvoie à tte la détresse de la solitude: "Ils vont me le rendre. Ou qu’est ce que je vais devenir ?".

- Le pathétique de l’inefficacité . Seule réact° du vx est une agitat° sénile"il avait l’air agité ...il continuait à s’agiter ... le vieux a eu l’air plus agité". Agitation croissante se traduit / gestes dt syntaxe mime le caractère désordonné (énumérat° de 5 prop° indépendantes construites s/ mê schéma, vbe + comp, organisée selon alternance vbe de vis° "regardait, tentait de percer recommençait à fouiller la rue de ses petits yeux rouges" et de vbes qui traduisent l’impuissance "tournait sur lui-même, marmonnait des mots sans suite"). L’agitat° du vx = pantin impuissant. Qud il parle, c’est de la mê façon en faisant alterner les injures qu’il murmure pour lui-mê à l’adresse du chien, les réponses elliptiques ("il m’a répondu brusquement qu’il était parti") et une "volubilité" inattendue.

Mais si pathétique que puisse paraître ce drame du quotidien, il est loin de mettre en scène des relations simples entre un chien et son maître. Si le vieux Salamano a tellement besoin de son chien c’est qu’il est relié à lui par des sentiments ambivalents.

*

II-Haine et amour inextricablement liés.

A-La haine.

- Les injures . La haine associée à 1 formule récurrente, celle des deux injures / lesquelles le vx semble seulemt pvoir communiquer avec chien. Au moment où le vx cherche son chien, les injures familières ponctuent son disc. Il les murmure, com à lui-mê une 1è fois "Salaud, charogne" (1er §). Il reprend le 2è terme pr parler du chien à la fin du 1er § (Je n’aurais jamais cru que cette charogne pouvait partir comme ça"), puis au 2è § en donnant au mot "charogne" son sens le + concret "Donner de l’argent pr cette charogne. Il peut bien crever !". Ce qui déclenche une nvelle série d’injures ("Et il s’est mis à l’insulter"), dt contenu n’est pas donné = mettre en valeur les formules rituelles.

- Le refus de payer pr chien . Ds contx social des pers, réaction du vx pas étonnante (ptte retraite). Tx souligne contradiction ds comportement de Salamano :ne sait pas à combien s’élève somme à donner pr récupérer son chien à la fourrière, ms c’est s/ le principe qu’il refuse. En payant pr son chien, il lui donne une valeur, or tt son comportement est une négation violente et méprisante de son attachement du chien.

B-L’attachement au chien.

L’organisation du passage . Les preuves de l’attachement du vieux à son chien st aussi violentes que les preuves de sa haine. Ms ne se répartissent pas de la mê façon ds tx. Déb : signes de haine Xés. Un moment intermédiaire fait hésiter le vix entre haine et tendresse. Tte la fin du tx = changement s’opérer. Aux mvemts de colère et de haine du déb > marques du chagrin le + vif.

Les signes de l’attachement.

- Au-delà du dégoût . Le 1er se trouve ds façon dt le vx évoque l’allure repoussante du chien "il dégoûte tt le monde avec ses croûtes" et ne pourra dc jamais être "recueilli" / autre maître. = lucidité impitoyable oblige à évoquer un attachement qui va bien au-delà de l’apparence physique. Le chien est vieux, laid, répugnant, seul le vix peut l’accepter com il est.

- L’aveu discret de la souffrance . A peine Meursault a-t-il quitté le vx que ce dernier revient le voir. Son attitude est alors celle d’une souffrance profonde quoiqu’elle ne s’exprime que de façon très discrète. Dev la porte de M, Salamano, son attitude est pleine de gêne, presque de honte : il refuse d’entrer, s’excuse 2 fois, regarde la pointe de ses souliers, "ses mains croûteuses trembl[ent] et il parle ss regarder M en face.

- La peur du pire . Le vx n’a qu’une formule, à la bouche "ils me le prendront ...Les agents le prendront, c’est sûr", reprise com une prière à la fin du tx "Ils ne vont pas me le prendre, dites, monsieur M. Ils vont me le rendre". Des forces semblent ainsi s’acharner à séparer ce couple de 2 vx, l’homme et le chien. Le résultat est qu’un vieux pleure discrètement derrière une cloison.

Soulignée par la succession insistante des 3 épisodes de l’histoire du vieux Salamano et de son chien, la contradiction qui préside à leurs relations est reprise et mise en scène dans le passage central, à l’occasion de la perte du chien. Cette insistance oblige le lecteur à s’interroger sur le sens à donner à ces étonnantes relations.

*

III-Comment lire l’histoire du vieux Salamano et de son chien ?. La valeur symbolique de la relation du vieux S avec son chien n’est à aucun moment explicitée. Evident qu’elle n’a rien de banal. Etroitement associée à une image de la vieillesse, d’autre part, à la mère de Meursault. Le chien est à Salamano ce que sa mère est à Meursault, mais le vx "peut vivre le deuil de son chien et Meursault ne peut pas pleurer sa mère".

A-Une image effrayante et pitoyable de la vieillesse . Le roman ne donne que 2 images de la vieillesse, celle des vx réunis autour de M pdt la veillée mortuaire et celle du vx S. Alors que le pb est essentiel ds relat° de M avec sa mère, il ne sera jamais évoqué qu’allusivement : il n’a pas pu la garder plus lgt à cause de son âge (il aurait fallu payer une garde, dit le directeur de l’asile). Le vx Salamano est ds un rapport de proximité quotidienne avec Meursault dont il est le "voisin de palier".

La solitude de la vieillesse . Confrontat° à laquelle le lecteur est invité / 2 notat° qui prennent tt leur sens de leur effet d’écho. Com si douleur et souffrance des vx ne pouvait se dire qu’indirectemt. Derrière la mê cloison, à 2 chap d’intervalle, M entend chien martyrisé "gémir sourdemt" (ch. 3, p. ), et le vx pleurer tt seul "Et au bizarre ptt bruit qui a traversé la cloison, j’ai compris qu’il pleurait" (p.).

Le caractère à part de la vieillesse . Il est d’ab physiq. Ts 2 st marqués et peu attirants, S a des mains pleines de croûtes com l’animal qui a une maladie de peau. "Avec ses croûtes", le chien ne pouvait ê supporté que / un individu marqué com lui.

Ms il est surtt moral . Du vx au chien se st développées relat° étranges, contradictoires et inquiétantes. Com si la décrépitude physique s’assortissait d’une atteinte morale. Il s’agit d’une sorte de relat° de couple ds laquelle jouent à parts égales haine et attachement. Le vx déteste son chien ms ne peut pas se passer de lui. Le lecteur apprendra qq pages + loin que le chien a remplacé la fem morte ("Quand elle était morte, il s’était senti très seul").

B-La mère de Meursault et le chien de Salamano . 2 fois, sur trois, l’évocat° du chien de S ds le tx= celle de la mère de M. En entendant S pleurer son chien, M pense à sa mère : "Je ne sais pas ? j’ai pensé à maman". Lecteur est ainsi renvoyé à ses suppositions Le fait que ce narrateur peu loquace ne raconte pas sa douleur n’est pas la preuve qu’il n’en éprouve pas, pas la preuve qu’il en éprouve non plus.

Liens subtils entre mère de M et le vx chien aimé et haï. La 1è évocat° de la mère, au 1er chap l’a décrite, ds attitude qui n’est pas ss ressemblance avec celle d’un chien "passant son tps à suivre [son fils] des yeux en silence".

La vie qui empêche de penser aux vraies ? . Alors que M entend derrière la cloison le vx pleurer et que surgit en lui l’image de sa mère, le récit est coupé d’un "Mais" dont la valeur n’a rien de logique. C’est celle d’une interruption volontaire de l’attention (il a le sens du familier "Ce n’est pas tout ça, mais ..." = changemt de sujet et le retour aux considérations concrètes). Son attention se détourne volontairement des pensées qui associent la mère et le chien, elles prennent un cours + rassurant en replaçant au 1er plan les préoccupations matérielles "Mais il fallait que je me lève tôt le lendemain. Je n’avais pas faim et je me suis couché de bonne heure". C’est ainsi qu’il balaye de ses préoccupat° la douleur du vx. La vie occupe tte son attent° et empêche que ne surgissent les vraies ?.

Conc° . Tt ce qui touche au vx S est d’autant + efficace que cette histoire s’inscrit ds perspective concrète. Les vx à la morgue étaient si effrayants qu’ils avaient l’air irréels. Le vx et son chien st au contraire tt proches du lecteur. Ce qui ne les empêche pas de prendre une valeur quasi allégorique. Avec eux, la vérité est encore + effrayante parce qu’elle est plus proche.


«  Juin 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930 

Liens

Derniers commentaires

- oui il en faudra de la chance merci ^^ (par Nicolas1S)
- francais (par Visiteur non enregistré)

Canal RSS

Abonnement




Hit-parade