Des mots pour le dire

Bande annonce

Par vadministrateur - publié le dimanche 21 janvier 2018 à 12:38 dans Cultivons-nous





Les Justes, Camus (texte intégral)

Par vadministrateur - publié le samedi 20 janvier 2018 à 09:32 dans 1ère

Prix Folio

Par vadministrateur - publié le vendredi 19 janvier 2018 à 15:59 dans 2de
Productions attendues pour chacun des 3 livres:

Abécédaire, nouveau titre, nouvelle couverture, interview fictive de l’auteur, d’un personnage, bande-annonce, musique, réécriture d’un passage, d’une autre fin, critique argumentée...+ justifications

Contexte Les Justes

Par vadministrateur - publié le mercredi 17 janvier 2018 à 05:21 dans 1ère

ATTENTAT RÉVOLUTIONNAIRE A MOSCOU


Le Grand-Duc Serge, oncle du Tsar, tué par l’explosion d’une bombe .


Le Grand-Duc Serge, oncle du Tsar, et commandant en chef de la circonscription militaire de Moscou, vient de mourir dans des circonstances tragiques qui rappellent l’assassinat de son père, le Tsar Alexandre II.
C’est à Moscou, près du Palais de Justice, entre le Musée Historique et le Kremlin, que ce produisit l’attentat. Au moment où la voiture du Grand-Duc quittait le Musée Historique, un traîneau, dans lequel se trouvaient deux hommes en civil, alla se placer au-devant. Près du Palais de Justice, le traîneau se laissa dépasser.
A ce moment, la bombe fut jetée sous la voiture. L’explosion fut si violente que toutes les vitres des fenêtres du Palais de Justice furent brisées.
Sous les débris de la voiture, réduite en miettes, on ramassa le corps du Grand-Duc, déchiqueté, la tête séparée du tronc.
Le Grand-Duc Serge n’était pas du type puissant qui se retrouve chez quelques-uns des Romanof : c’était une nature frêle et mélancolique. Son visage allongé et pâle portait le signe d’une tristesse originelle qui le marquait d’avance du sceau de la fatalité.
A Moscou, il avait exaspéré la jeunesse des écoles par des mesures rigoureuses dont le général Trepof avait été l’inflexible exécuteur.
Persuadé que tout le danger politique venait des jeunes gens des universités, le Grand-Duc Serge avait ordonné des arrestations en masse suivies de nombreux exils en Sibérie.
Il s’était également aliéné, par son caractère autoritaire et cassant, les sympathies de la bourgeoisie moscovite.
On savait, en outre, que dans les conseils du Tsar, le Grand-Duc Serge représentait avec une grande autorité le parti antilibéral, et l’on affirmait que toutes les mesures réactionnaires de Nicolas II avaient été conseillées et soutenues par lui.
Bref, dans l’opinion des révolutionnaires, le Grand-Duc Serge était l’homme fatal, l’ennemi tout-puissant qui, par son influence auprès de l’empereur, retardait l’avènement des libertés qu’ils souhaitaient. Dès le début de Février le comité révolutionnaire « L’organisation de combat », l’avait condamné. Et la sentence a été exécutée impitoyablement par l’abominable moyen si souvent employé en Russie : l’assassinat.

Le Petit Journal illustré du 5 Mars 1905


                             Ivan Kaliaïev après son arrestation

LA 1 Electre, Giraudoux

Par vadministrateur - publié le mercredi 17 janvier 2018 à 05:17 dans Textes pour l'EAF

LA n°1

Clytemnestre, aidée de son amant Égisthe, a assassiné son mari le roi Agamemnon. Un tel crime, commis à l’insu de tous, leur a permis d’usurper le pouvoir. Vers la fin de la pièce, le Mendiant dévoile aux personnages présents les circonstances de ce meurtre encore impuni.


Alors le roi des rois donna de grands coups de pied dans le dos de Clytemnestre, à chacun elle sursautait toute, la tête muette sursautait et se crispait, et il cria, et alors pour couvrir la voix, Égisthe poussait de grands éclats de rire, d’un visage rigide. Et il plongea l’épée. Et le roi des rois n’était pas ce bloc d’airain et de fer qu’il imaginait, c’était une douce chair, facile à transpercer comme l’agneau ; il y alla trop fort, l’épée entailla la dalle. Les assassins ont tort de blesser le marbre, il a sa rancune : c’est à cette entaille que moi j’ai deviné le crime. Alors il cessa de lutter ; entre cette femme de plus en plus laide et cet homme de plus en plus beau, il se laissa aller ; la mort a ceci de bon qu’on peut se confier à elle ; c’était sa seule amie dans ce guet-apens, la mort ; elle avait d’ailleurs un air de famille, un air qu’il reconnaissait, et il appela ses enfants, le garçon d’abord, Oreste, pour le remercier de le venger un jour, puis la fille, Électre, pour la remercier de prêter ainsi pour une minute son visage et ses mains à la mort. Et Clytemnestre ne le lâchait pas, une mousse à ses lèvres, et Agamemnon voulait bien mourir, mais pas que cette femme crachât sur son visage, sur sa barbe. Et elle ne cracha pas, tout occupée à tourner autour du corps, à cause du sang qu’elle évitait aux sandales, elle tournait dans sa robe rouge, et lui déjà agonisait, et il croyait voir tourner autour de lui le soleil. Puis vint l’ombre. C’est que soudain, chacun d’eux par un bras, l’avait retourné contre le sol. À la main droite quatre doigts déjà ne bougeaient plus. Et puis, comme Égisthe avait retiré l’épée sans y penser, ils le retournèrent à nouveau, et lui la remit bien doucement, bien posément dans la plaie.

Jean Giraudoux, Électre, acte Il, scène 9 (extrait), 1937.


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