Des mots pour le dire

Textes

Par vadministrateur - publié le jeudi 23 mars 2017 à 09:03 dans Textes pour l'EAF



Texte 1 Le front, de Maurice Scève, 1536.

Front large et haut, front patent et ouvert,
Plat et uni, des beaux cheveux couvert :
Front qui est clair et serein firmament
Du petit monde, et par son mouvement
Est gouverné le demeurant du corps :
Et à son vueil1 sont les membres concors2 :
Lequel je vois être troublé par nues,
Multipliant ses rides très-menues,
Et du côté qui se présente à l’oeil
Semble que là se lève le soleil.
Front élevé sur cette sphère ronde,
Où tout engin et tout savoir abonde.
Front révéré, Front qui le corps surmonte
Comme celui qui ne craint rien, fors3 honte.
Front apparent, afin qu’on pût mieux lire
Les lois qu’amour voulut en lui écrire,
Ô front, tu es une table d’attente
Où ma vie est, et ma mort très-patente !

 Texte 2 :Le serpent qui danse, Baudelaire


Que j’aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s’éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.

Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d’abandon,

On dirait un serpent qui danse

Au bout d’un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d’enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s’allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l’eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l’eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur!


Texte 3 :Charles Baudelaire, Un hémisphère dans une chevelure, 1869.

Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré4 dans l’eau d’une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l’air.

Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j’entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique.

Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures ; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l’espace est plus bleu et plus profond, où l’atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine.

Dans l’océan de ta chevelure, j’entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d’hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l’éternelle chaleur.

Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d’un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes5 rafraîchissantes.

Dans l’ardent foyer de ta chevelure, je respire l’odeur du tabac mêlé à l’opium et au sucre; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l’infini de l’azur tropical; sur les rivages duvetés de ta chevelure je m’enivre des odeurs combinées du goudron, du musc6 et de l’huile de coco.

Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs.

Texte 4 : La courbe de tes yeux


La courbe de tes yeux fait le tour de mon c½ur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu
C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d’une couvée d’aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l’innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

Paul ELUARD, Capitale de la douleur, (1926)

LA 4 Monologue final de Bérenger

Par vadministrateur - publié le jeudi 23 mars 2017 à 05:14 dans Textes pour l'EAF
BERENGER

C’est moi, c’est moi. (Lorsqu’il accroche les tableaux, on s’aperçoit que ceux-ci représentent un vieillard, une grosse femme, un autre homme. La laideur de ces portraits contraste avec les têtes des rhinocéros qui sont devenues très belles. Bérenger s’écarte pour contempler les tableaux.) Je ne suis pas beau, je ne suis pas beau. (Il décroche les tableaux, les jette par terre avec fureur, il va vers la glace.) Ce sont eux qui sont beaux. J’ai eu tort ! Oh ! Comme je voudrais être comme eux. Je n’ai pas de corne, hélas ! Que c’est laid, un front plat. Il m’en faudrait une ou deux, pour rehausser mes traits tombants. Ça viendra peut-être, et je n’aurai plus honte, je pourrai aller tous les retrouver. Mais ça ne pousse pas ! (Il regarde les paumes de ses mains.) Mes mains sont moites. Deviendront-elles rugueuses ? (Il enlève son veston, défait sa chemise, contemple sa poitrine dans la glace.) J’ai la peau flasque. Ah, ce corps trop blanc, et poilu ! Comme je voudrais avoir une peau dure et cette magnifique couleur d’un vert sombre, d’une nudité décente, sans poils, comme la leur ! (Il écoute les barrissements.) Leurs chants ont du charme, un peu âpre, mais un charme certain ! Si je pouvais faire comme eux. (Il essaye de les imiter.) Ahh, ahh, brr ! Non, ça n’est pas ça ! Essayons encore, plus fort ! Ahh, ahh, brr ! Non, non, ce n’est pas ça, que c’est faible, comme cela manque de vigueur ! Je n’arrive pas à barrir. Je hurle seulement. Ahh, ahh, brr ! Les hurlements ne sont pas des barrissements ! Comme j’ai mauvaise conscience, j’aurais dû les suivre à temps. Trop tard maintenant ! Hélas, je suis un monstre, je suis un monstre. Hélas, jamais je ne deviendrai un rhinocéros, jamais, jamais ! Je ne peux plus changer, je voudrais bien, je voudrais tellement, mais je ne peux pas. Je ne peux plus me voir. J’ai trop honte ! (Il tourne le dos à la glace.) Comme je suis laid ! Malheur à celui qui veut conserver son originalité ! (Il a un brusque sursaut.) Eh bien, tant pis ! Je me défendrai contre tout le monde ! Ma carabine, ma carabine ! (Il se retourne face au mur du fond où sont fixées les têtes des rhinocéros, tout en criant :) Contre tout le monde, je me défendrai ! Je suis le dernier homme, je le resterai jusqu’au bout ! Je ne capitule pas !

RIDEAU.

Ionesco, Rhinocéros, III

La poésie

Par vadministrateur - publié le mercredi 22 mars 2017 à 08:50 dans Cultivons-nous

PETIT HISTORIQUE DE LA POESIE EN FRANCE

Période

Statut et fonction du poète

Mouvements

et fonctions de la poésie

Formes et thèmes

ANTIQUITE

 

 

Le poète-vates (= devin), dont l’inspiration est incarnée par une Muse, parle une langue à part, don de Dieu.

 

LA POESIE ANTIQUE

Liée aux mythes :

- d’ORPHEE : il chantait et jouait si bien que nul ne pouvait lui résister. Mais la double perte de son épouse Eurydice, le voua à exprimer sa peine et sa solitude.

Þ émouvoir, séduire, confesser, exprimer ses sentiments personnels

- d’APOLLON : intermédiaire entre les dieux et les hommes, il les aide à lire dans le réel la volonté divine

Þ révéler les secrets du monde, inciter à la méditation

- de DIONYSOS : Dieu du vin et de l’ivresse qui suscitait les excès des Bacchantes, femmes déchaînées et lubriques qui vivaient dans des forêts sauvages.

Þ atteindre l’inconnu, créer, provoquer

 

Poésie sacrée, essentielle, inspirée et magique

Orphée et le lyrisme :

- thèmes du regret, de l’émoi amoureux, de la joie, de la douleur…

- formes : ode, élégie…

 

 

Apollon et l’élucidation du monde

- thèmes de la nature, des apparences trompeuses, du mystère, de la création

- formes : langue souvent obscure et mystérieuse

 

Dionysos et la fureur poétique

- thèmes de l’ivresse, la démesure, l’aventure, la folie, la fuite hors du réel, la violence, l’euphorie

MOYEN-AGE

 

Le poète est un artiste

Trouvères, troubadours, jongleurs et ménestrels, chantent des vers en s’accompagnant de musique. Ils sont nomades ou ils vivent dans l’entourage des Seigneurs.

 

LA POESIE MEDIEVALE

- la chanson de geste célèbre les exploits et vertus guerriers

Þ magnifier le souverain, souder la collectivité

- la poésie lyrique

Þ courtiser la femme aimée

- la poésie savante s’adresse à un public cultivé

Þ jouer avec le langage. La poésie devient plus écrite, avec une recherche de virtuosité verbale

Poésie conçue pour la récitation orale :

la versification favorise la mémorisation.

La chanson de geste

- thèmes : guerre, héroïsme, courage

- formes : registre épique

La poésie lyrique

- thèmes : l’Amour, l’honneur, la fidélité

- formes : formes fixes (ballade, ode…)

La poésie savante

- thèmes : sujets prétextes à jeux de mots

- formes : travail des images et des rimes, de la polysémie

XVI°

 

Le poète a un rôle social de haut-niveau : des mécènes l’entretiennent en échange de quoi, le poète leur rend hommage et leur écrit des poèmes de circonstance.

Il se donne le statut de « vates » (intermédiaire entre les hommes et Dieu) et cherche à s’élever par un usage renouvelé et maîtrisé de la langue.

 

LA POESIE HUMANISTE

- la poésie courtoise reprend l’héritage médiéval

- la poésie renaissante refuse cet héritage, mais prône l’imitation des poètes antiques et des poètes italiens, auxquels ils empruntent les formes (odes, sonnets…) et les thèmes par ex PETRARQUE ; ils défendent la langue française en la valorisant par l’écriture poétique

 

- la poésie engagée : face aux guerres de religion (fin XVI°), les poètes défendent les Catholiques (RONSARD) ou les Protestants (D’AUBIGNE), et développent la satire.

Poésie de Cour, raffinée, plus littéraire.

L’école lyonnaise célèbre

- thèmes : l’Amour sous une forme idéalisée et/ou sensuelle, dont la femme est l’inspiratrice. M. SCEVE, LOUISE LABBE

Les poètes de La Pléïade

RONSARD, DU BELLAY…

- thèmes : vision raffinée de l’amour

- formes : empruntées aux poètes antiques et italiens : odes, sonnets ; l’imitation compte plus que l’originalité ; travail de la langue pour l’éloigner de son usage courant.

Naissance de la poésie baroque

XVII°

 

Le poète reste très dépendant du pouvoir (mécénat) et doit se soumettre à la censure.

Il fréquente les salons littéraires tenus par de riches particuliers (souvent des femmes intellectuelles et raffinées).

Le poète baroque, libre et fantaisiste fait place à un poète discipliné, soumis à l’autorité et à la rigueur classiques.

 

LE BAROQUE : reflète l’évolution des mentalités et des m½urs suite aux guerres de religion ; la créativité, l’originalité, les excès deviennent une échappatoire aux angoisses du réel. La poésie invite à la méditation religieuse ou célèbre la liberté individuelle par la créativité.

 

LA PRECIOSITE devient une marque de distinction aristocratique. La poésie est le genre littéraire supérieur.

 

LE CLASSICISME : pour Louis XIV les Arts et des Lettres contrôlés et rationalisés (académies, retour aux modèles antiques) doivent célébrer les Grands et exalter les valeurs traditionnelles avec clarté, modération, respect des règles.

La poésie baroque

- thèmes : violence, inconstance, illusion, fascination pour la mort, métamorphoses

Þ reflètent l’incertitude et le pessimisme sur la condition humaine

CHASSIGNET, SPONDE, SAINT-AMANT

 

La poésie précieuse

- thèmes : amour platonique, refus du réel

- formes : raffinement, travail du langage

La poésie classique 

- thèmes : patrie, courage, foi…

- formes : la poésie est codifiée : mesure, sobriété, exactitude, ordre, équilibre, raison. Le genre poétique diminue sauf dans son usage théâtral.

BOILEAU, MALHERBE, LA FONTAINE

XVIII°

 

Le poète est déconsidéré par rapport au philosophe ; il est relégué à un rôle subalterne : amuser, formuler joliment, inculquer la morale…

 

LES LUMIERES

La poésie, brimée par la rigueur classique, n’est plus considérée comme prééminente ; elle ne répond pas, non plus, aux nouvelles valeurs du XVIII°: raison et naturel.

LE PREROMANTISME à la fin du siècle, verra le renouveau de la poésie sous l’influence des Littératures européennes : sensibilité à l’honneur

La poésie devient un genre mineur

La poésie des Lumières

- thèmes : socio-politiques…

- formes : didactique

VOLTAIRE …

 

La poésie pré-romantique 

- thèmes des ruines, de la nature : CHENIER - formes : poésie lyrique


XIX°

 

Le poète romantique, intercesseur entre les hommes et Dieu qui lui donne son inspiration, retrouve dans la nature ses états d’âme et déchiffre les mystères du monde et de l’existence (poète-mage).

Le poète est incompris des bourgeois, mais il se sacrifie pour guider le Peuple vers un avenir meilleur, vers le Progrès et la Beauté.

 

 

 

 

 

 

Le poète parnassien redevient un artisan du langage, un orfèvre, un sculpteur de mots : la virtuosité technique lui donne un rang supérieur et le coupe de l’homme du commun.

Il revendique l’impassibilité.

 

 

Les poètes maudits se sentent marginaux, entre souffrance et fierté face à ce statut anti-conformiste ; ils sont volontiers provocateurs ; hypersensibles(« il faut se faire voyant » RIMBAUD) ils transmettent des émotions subtiles parfois énigmatiques (« çà veut dire ce que çà veut dire, littéralement et dans tous les sens » RIMBAUD) : le lecteur doit être un interprète et pas seulement un récepteur.

 

 

LE ROMANTISME (1800-1850) : réaction

La poésie refuse l’héritage philosophique et rationnel des Lumières

Dans une société bourgeoise, matérialiste et individualiste où la valeur reconnue est l’argent, elle revendique l’expression de la sensibilité.

 

 

En réaction à une politique libérale et conformiste, elle s’engage pour défendre l’humanité souffrante ;

 

Enfin, elle revendique la liberté de la création

 

 

 

 

 

LE PARNASSE

Contre la poésie romantique dévaluée en stéréotypes , les parnassiens veulent revenir à la primauté de l’esthétique sur le « message » (théorie de l’Art pour l’Art)

 

 

 

 

LE SYMBOLISME (après 1850)

Il pousse les audaces romantiques : l’image devient symbole, mystérieuse, suggestive, qui permet d’accéder au monde intérieur complexe du poète et à un ailleurs dont la réalité n’est qu’un signe à déchiffrer (mysticisme).

 + influence de l’impressionnisme en peinture, et de la musique : le poème exploite les mots dans leur polysémie, leur musicalité, leurs nuances.

 

 

La poésie romantique :

LAMARTINE, MUSSET, VIGNY…

- formes anciennes modernisées : sonnets, odes, ballades…

- thèmes lyriques de la nature : la mer, les soleils couchants, les paysages d’automne, les oiseaux, du rêve, de la solitude et de l’incompréhension…

- formes : lyrisme douloureux (élégie)

- thèmes sociaux : défense du peuple, des enfants (ex : HUGO Mélancholia), satire des bourgeois.

- thèmes de la création poétique et de la fonction du poète

- thèmes de l’étrange, de la laideur, de l’exotisme (BAUDELAIRE : Les Fleurs du Mal)

- formes : formes nouvelles (chansons), originalité des images poétiques, mélange des tons et des registres, dislocation de l’alexandrin.

 

La poésie parnassienne

- thèmes de la nature immuable : ex : Le récif de corail de J.M. DE HEREDIA ou des objets : Emaux et Camées de GAUTIER, BANVILLE

ou des animaux : Poèmes barbares LECONTE DE LISLE

- formes : classiques, héritées de l’Antiquité, travail technique et minutieux du langage.

 

La poésie symboliste

- thèmes du poète exclu, solitaire

- thèmes de l’ailleurs, du rêve, de la musique : BAUDELAIRE, VERLAINE , RIMBAUD, CORBIERE, LAFFORGUE, MALLARME

 

- thèmes : paysages-états d’âme où l’harmonie prime sur le sens : Romances sans paroles de VERLAINE

- formes : recherche de formes nouvelles : poème en prose, vers libres

Aloysius BERTRAND invente le poème en prose, repris par BAUDELAIRE Petits poèmes en prose, RIMBAUD Les Illuminations ;

Gustave KAHN écrit le premier recueil en vers libres.

XX°

 

Le poète assume son statut marginal et réussit à le concilier avec une vie ordinaire ; il travaille avec d’autres artistes (peintres, musiciens…)

Chaque poète est libre de créer comme il veut

 

 

 

 

Le poète fait partie d’un mouvement collectif littéraire et politique (sympathie pour le communisme) ; Provocateur, il fait de la poésie un art de vivre : passivité (« Lit et ratures »), ouverture à l’insolite et à la nouveauté, esprit de créativité, amitié et amour, liberté, engagement.

 

Le poète est un homme ordinaire, intégré à la société, discret, qui trouve dans la poésie une autre façon d’être lui-même ; parfois reconnu par les media : Printemps des Poètes, poèmes adaptés en chansons.

 

L’Esprit nouveau

La modernité crée de nouvelles réalités (urbanisation, progrès techniques, découverte des pays étrangers avec leur culture, peinture cubiste et abstraite…) auxquelles la poésie cherche à s’accorder : refus des « écoles » poétiques, modernisation des formes

 

 

 

 

DADAÏSME et SURREALISME

Après la 1ère GM, sous l’influence de Freud, le dadaïsme (démolition du sens et du langage), puis le surréalisme cherchent à changer la poésie en se libérant de la raison au moyen de toutes les formes de création : peinture, sculpture, photo, cinéma, écriture automatique. Son programme est « l’exploration de ces continents inconnus que sont l’inconscient, le merveilleux, le rêve, les états hallucinatoires »

 

Plus de mouvement 

Après la 2ème GM, liberté de création, méfiance envers les écoles et les idéologies : refus de l’engagement, mais interrogations sur la création, les pouvoirs du langage (Oulipo), le monde et soi-même.

 

Le Rap et le Slam suscitent des évolutions intéressantes avec une priorité donnée au rythme et à la parole dite plutôt que chantée.

 

La poésie moderne

- thèmes de la ville, du train, de l’avion, de l’électricité, des pays étrangers

APOLLINAIRE Alcools 1913

CENDRARS La prose du transsibérien

- thème de l’amour associé au concret, au réel : APOLLINAIRE Poèmes à Lou

- formes modernes : absence de ponctuation, vers libres, calligrammes, lyrisme très personnel…

 

 

La poésie surréaliste

- thèmes du rêve, de la magie, de la liberté, du désir, de la folie, du hasard, de la femme.

BRETON, SOUPAULT, ELUARD, REVERDY, DESNOS

- formes : jeux sur les mots, les sons, associations inattendues, créations dues au hasard (cadavres exquis)

 

 

 

La poésie contemporaine

- thèmes des réalités quotidiennes : PONGE

- thèmes liés au langage et à la création : QUENEAU, PREVERT

- thèmes d’actualité

- formes : humour, dérision, sobriété, diversité, lien avec la chanson et la musique, lyrisme humble, ouvert sur le monde : CADOU, ROY, SIMEON, SERRE

 

Phèdre, Racine

Par vadministrateur - publié le mardi 14 mars 2017 à 13:21 dans 2de

Le personnage de Phèdre dans l’oeuvre de racine est un personnage complexe et multiple. Elle est la fille de Minos et de Pasiphaé. Sa mère, Pasiphaé, a eu des aventures avec un taureau, ce qui a modifié les sens que possédaient Phèdre. Ses désirs sont devenus intenses et incontrôlables. Son père, Minos est Juge aux Enfers. Phèdre craint son jugement le jour de sa mort.

Phèdre est la femme de Thésée. Avec lui elle aura deux enfants, Acamas et Démophon. Quand Thésée doit s’exiler d’Athènes pendant un an, il part avec femme et enfants à Trézène. Là bas, Phèdre tombe amoureuse d’ Hippolyte. Quand Hippolyte apprend l’amour de sa belle-mère, il garde le secret, mais ne fait aucune avance à Phèdre. Lorsque Thésée l’apprend, il souhaite la mort de son fils. Phèdre meurt du malheur qu’elle a fait aux autres.

Incendies, Mouawad

Par vadministrateur - publié le lundi 13 mars 2017 à 20:35 dans Textes pour l'EAF


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