Des mots pour le dire

Rhétorique

Par vadministrateur - publié le vendredi 8 décembre 2017 à 09:57 dans 2de


https://www.histoire-image.org/etudes/charisme-hitler

Utopie

Par vadministrateur - publié le jeudi 7 décembre 2017 à 19:46 dans 2de

Hopper

Par vadministrateur - publié le mercredi 6 décembre 2017 à 09:01 dans 1ère

Correction 2è rencontre Salamano

Par vadministrateur - publié le mercredi 6 décembre 2017 à 07:19 dans 1ère

I-Un drame dérisoire et pathétique .

Un vieil homme perd son chien et réagit violemment à cette perte. En fait, tout en soulignant le caractère dérisoire de l’événement, le récit lui donne l’allure d’un drame et le marque d’effets de pathétique discrets mais d’autant plus efficaces.

A-L’aspect dérisoire.

- réaction des deux amis : sympathie polie de voisins. Raymond lui demande ce qu’il a, + consolations d’usage (les chiens reviennent, il y en a qui ont fait des dizaines de Kilomètres, etc.). Meursault, peu loquace, ne commente pas le comportement du vieux. S’il ne rit pas com Raymond dev détresse du vieux, il y a qq ch d’impitoyable dans la manière dt il explique au vieux que si le chien n’est pas réclamé au bout de 3 jrs "[la fourrière] ensuite en fait ce que bon lui semble". L’imprécision de la périphr laisse le champ libre au pire. preuve en est la réaction du vieux qui regarde Meursault en silence, puis s’en va.

- Les effets d’humour textuel. St involontaires ds bouche du vieux et ne sont perçus par aucun des 2 auditeurs. servent à introduire une distance ironique à l’égard de ce petit drame du quotidien. C’est pdt que le vieux est absorbé / un spectacle forain intitulé " Le Roi de L’Evasion " que le chien sort la tête du collier trop gd et s’évade=détail ironique aboutit à prêter le sens d’un geste volontaire à la fuite de l’animal qui disparaîtra complètement du récit .

B-Les effets de pathétique . :reposent à la fois sur la situation et l’attitude du vieux Salamano.

- La situation du vieux . entré ds le récit au chap précédent, défini / son âge (M ne le désigne jamais autremt que com "le vieux Salamano") et / couple qu’il forme avec son chien. En s’approchant, M voit tt de suite le caractère anormal de la situat° "j’ai vu qu’il n’avait pas son chien". La dernière ph que prononce Salamano renvoie à tte la détresse de la solitude: "Ils vont me le rendre. Ou qu’est ce que je vais devenir ?".

- Le pathétique de l’inefficacité . Seule réact° du vx est une agitat° sénile"il avait l’air agité ...il continuait à s’agiter ... le vieux a eu l’air plus agité". Agitation croissante se traduit / gestes dt syntaxe mime le caractère désordonné (énumérat° de 5 prop° indépendantes construites s/ mê schéma, vbe + comp, organisée selon alternance vbe de vis° "regardait, tentait de percer recommençait à fouiller la rue de ses petits yeux rouges" et de vbes qui traduisent l’impuissance "tournait sur lui-même, marmonnait des mots sans suite"). L’agitat° du vx = pantin impuissant. Qud il parle, c’est de la mê façon en faisant alterner les injures qu’il murmure pour lui-mê à l’adresse du chien, les réponses elliptiques ("il m’a répondu brusquement qu’il était parti") et une "volubilité" inattendue.

Mais si pathétique que puisse paraître ce drame du quotidien, il est loin de mettre en scène des relations simples entre un chien et son maître. Si le vieux Salamano a tellement besoin de son chien c’est qu’il est relié à lui par des sentiments ambivalents.

*

II-Haine et amour inextricablement liés.

A-La haine.

- Les injures . La haine associée à 1 formule récurrente, celle des deux injures / lesquelles le vx semble seulemt pvoir communiquer avec chien. Au moment où le vx cherche son chien, les injures familières ponctuent son disc. Il les murmure, com à lui-mê une 1è fois "Salaud, charogne" (1er §). Il reprend le 2è terme pr parler du chien à la fin du 1er § (Je n’aurais jamais cru que cette charogne pouvait partir comme ça"), puis au 2è § en donnant au mot "charogne" son sens le + concret "Donner de l’argent pr cette charogne. Il peut bien crever !". Ce qui déclenche une nvelle série d’injures ("Et il s’est mis à l’insulter"), dt contenu n’est pas donné = mettre en valeur les formules rituelles.

- Le refus de payer pr chien . Ds contx social des pers, réaction du vx pas étonnante (ptte retraite). Tx souligne contradiction ds comportement de Salamano :ne sait pas à combien s’élève somme à donner pr récupérer son chien à la fourrière, ms c’est s/ le principe qu’il refuse. En payant pr son chien, il lui donne une valeur, or tt son comportement est une négation violente et méprisante de son attachement du chien.

B-L’attachement au chien.

L’organisation du passage . Les preuves de l’attachement du vieux à son chien st aussi violentes que les preuves de sa haine. Ms ne se répartissent pas de la mê façon ds tx. Déb : signes de haine Xés. Un moment intermédiaire fait hésiter le vix entre haine et tendresse. Tte la fin du tx = changement s’opérer. Aux mvemts de colère et de haine du déb > marques du chagrin le + vif.

Les signes de l’attachement.

- Au-delà du dégoût . Le 1er se trouve ds façon dt le vx évoque l’allure repoussante du chien "il dégoûte tt le monde avec ses croûtes" et ne pourra dc jamais être "recueilli" / autre maître. = lucidité impitoyable oblige à évoquer un attachement qui va bien au-delà de l’apparence physique. Le chien est vieux, laid, répugnant, seul le vix peut l’accepter com il est.

- L’aveu discret de la souffrance . A peine Meursault a-t-il quitté le vx que ce dernier revient le voir. Son attitude est alors celle d’une souffrance profonde quoiqu’elle ne s’exprime que de façon très discrète. Dev la porte de M, Salamano, son attitude est pleine de gêne, presque de honte : il refuse d’entrer, s’excuse 2 fois, regarde la pointe de ses souliers, "ses mains croûteuses trembl[ent] et il parle ss regarder M en face.

- La peur du pire . Le vx n’a qu’une formule, à la bouche "ils me le prendront ...Les agents le prendront, c’est sûr", reprise com une prière à la fin du tx "Ils ne vont pas me le prendre, dites, monsieur M. Ils vont me le rendre". Des forces semblent ainsi s’acharner à séparer ce couple de 2 vx, l’homme et le chien. Le résultat est qu’un vieux pleure discrètement derrière une cloison.

Soulignée par la succession insistante des 3 épisodes de l’histoire du vieux Salamano et de son chien, la contradiction qui préside à leurs relations est reprise et mise en scène dans le passage central, à l’occasion de la perte du chien. Cette insistance oblige le lecteur à s’interroger sur le sens à donner à ces étonnantes relations.

*

III-Comment lire l’histoire du vieux Salamano et de son chien ?. La valeur symbolique de la relation du vieux S avec son chien n’est à aucun moment explicitée. Evident qu’elle n’a rien de banal. Etroitement associée à une image de la vieillesse, d’autre part, à la mère de Meursault. Le chien est à Salamano ce que sa mère est à Meursault, mais le vx "peut vivre le deuil de son chien et Meursault ne peut pas pleurer sa mère".

A-Une image effrayante et pitoyable de la vieillesse . Le roman ne donne que 2 images de la vieillesse, celle des vx réunis autour de M pdt la veillée mortuaire et celle du vx S. Alors que le pb est essentiel ds relat° de M avec sa mère, il ne sera jamais évoqué qu’allusivement : il n’a pas pu la garder plus lgt à cause de son âge (il aurait fallu payer une garde, dit le directeur de l’asile). Le vx Salamano est ds un rapport de proximité quotidienne avec Meursault dont il est le "voisin de palier".

La solitude de la vieillesse . Confrontat° à laquelle le lecteur est invité / 2 notat° qui prennent tt leur sens de leur effet d’écho. Com si douleur et souffrance des vx ne pouvait se dire qu’indirectemt. Derrière la mê cloison, à 2 chap d’intervalle, M entend chien martyrisé "gémir sourdemt" (ch. 3, p. ), et le vx pleurer tt seul "Et au bizarre ptt bruit qui a traversé la cloison, j’ai compris qu’il pleurait" (p.).

Le caractère à part de la vieillesse . Il est d’ab physiq. Ts 2 st marqués et peu attirants, S a des mains pleines de croûtes com l’animal qui a une maladie de peau. "Avec ses croûtes", le chien ne pouvait ê supporté que / un individu marqué com lui.

Ms il est surtt moral . Du vx au chien se st développées relat° étranges, contradictoires et inquiétantes. Com si la décrépitude physique s’assortissait d’une atteinte morale. Il s’agit d’une sorte de relat° de couple ds laquelle jouent à parts égales haine et attachement. Le vx déteste son chien ms ne peut pas se passer de lui. Le lecteur apprendra qq pages + loin que le chien a remplacé la fem morte ("Quand elle était morte, il s’était senti très seul").

B-La mère de Meursault et le chien de Salamano . 2 fois, sur trois, l’évocat° du chien de S ds le tx= celle de la mère de M. En entendant S pleurer son chien, M pense à sa mère : "Je ne sais pas ? j’ai pensé à maman". Lecteur est ainsi renvoyé à ses suppositions Le fait que ce narrateur peu loquace ne raconte pas sa douleur n’est pas la preuve qu’il n’en éprouve pas, pas la preuve qu’il en éprouve non plus.

Liens subtils entre mère de M et le vx chien aimé et haï. La 1è évocat° de la mère, au 1er chap l’a décrite, ds attitude qui n’est pas ss ressemblance avec celle d’un chien "passant son tps à suivre [son fils] des yeux en silence".

La vie qui empêche de penser aux vraies ? . Alors que M entend derrière la cloison le vx pleurer et que surgit en lui l’image de sa mère, le récit est coupé d’un "Mais" dont la valeur n’a rien de logique. C’est celle d’une interruption volontaire de l’attention (il a le sens du familier "Ce n’est pas tout ça, mais ..." = changemt de sujet et le retour aux considérations concrètes). Son attention se détourne volontairement des pensées qui associent la mère et le chien, elles prennent un cours + rassurant en replaçant au 1er plan les préoccupations matérielles "Mais il fallait que je me lève tôt le lendemain. Je n’avais pas faim et je me suis couché de bonne heure". C’est ainsi qu’il balaye de ses préoccupat° la douleur du vx. La vie occupe tte son attent° et empêche que ne surgissent les vraies ?.

Conc° . Tt ce qui touche au vx S est d’autant + efficace que cette histoire s’inscrit ds perspective concrète. Les vx à la morgue étaient si effrayants qu’ils avaient l’air irréels. Le vx et son chien st au contraire tt proches du lecteur. Ce qui ne les empêche pas de prendre une valeur quasi allégorique. Avec eux, la vérité est encore + effrayante parce qu’elle est plus proche.

Hopper

Par vadministrateur - publié le mercredi 6 décembre 2017 à 03:01 dans 1ère


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