Des mots pour le dire

White god

Par vadministrateur - publié le lundi 18 septembre 2017 à 09:25 dans 1ère
White Dog est une fable apocalyptique où les chiens sont la métaphore de toutes les minorités opprimées, subissant le joug de l’homme jusqu’à la révolte finale. La horde de chiens qui s’empare de la ville au début du film – le récit procède par un long retour en arrière – évoque Spartacus et son armée de gladiateurs et d’esclaves rebelles. Le film narre l’amitié entre une jeune adolescente solitaire et son chien adoré. Mais une nouvelle loi impose le recensement des bâtards et la fourrière patrouille dans les rues de la ville pour capturer les chiens errants. Lorsque la gamine est séparée de force de son chien, elle entreprend une longue quête pour le retrouver, tandis que son fidèle compagnon traverse de nombreuses épreuves et fait l’expérience de la violence.White God détient un record mondial : 274 chiens ont participé au tournage, sous la responsabilité des meilleurs dresseurs. Le résultat est parfois hallucinant, et les prouesses techniques de Mundruczó et son équipe, qui dirigent les chiens comme de vrais acteurs, laissent pantois. Le héros du film, le labrador Hagen, est interprété par deux chiens jumeaux, Luke et Body. Le film dépasse toutes les tentatives d’anthropomorphisme au cinéma, le plus souvent sous l’égide des productions Disney. À partir d’un postulat original, le cinéaste hongrois Kornél Mundruczó réussit un film à la mise en scène époustouflante et aux images inoubliables, avec un sens du suspens et du spectaculaire qui n’ont rien à envier à certains films d’anticipation anglo-saxons.

Site ARTE


White god

Par vadministrateur - publié le lundi 18 septembre 2017 à 04:50 dans 1ère

Synopsis:

Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili adore son chien Hagen mais son père l’abandonne. Tandis que Lili le cherche dans toute la ville, Hagen découvre la cruauté des hommes. Il rejoint une bande de chiens prêts à fomenter une révolte contre les hommes. Prix Un Certain Regard à Cannes 2014, et Palm Dog la même année pour le premier rôle canin.



Interview du réalisateur

Certains de vos précédents films se servaient d’allégories de manière très sobre et minimaliste, comme Delta ou The Frankenstein Project. White God emprunte lui au cinéma de genre et il se situe pourtant davantage dans une réalité sociale que vos précédentes réalisations. Comment avez-vous travaillé sur ce paradoxe ?

La réalité dans l’Europe de l’est a beaucoup changé ces 5 dernières années. Ce qui était lent est devenu très rapide, il n’y a plus d’idéologies claires, et l’agression a pris la place de la mélancolie. Tout cela constitue un vrai défi pour nous, ça nécessite une autre façon de faire du cinéma. Après avoir longtemps pensé à cela, j’ai décidé d’utiliser les vestiges du cinéma de genre.White God débute comme un film familial, se transforme en film d’action avec des éléments sociaux, et se poursuit comme un thriller. C’est une manière pour le public de ressentir et de comprendre le cauchemar commun de l’Europe de l’est.

Question idiote – mais peut-être pas totalement : pensez-vous que White God aurait fonctionné avec un autre animal que le chien ?

Non, ça n’aurait pas marché. Il n’y a pas d’autres espèces ainsi façonnées par l’homme. De plus, il n’y a qu’à travers les chiens que j’avais la possibilité de démontrer comment un groupe oppressé peut devenir totalement déchainé.

Pouvez-vous nous en dire davantage sur le titre mystérieux, White God, que vous avez choisi ?

Il n’y a pas de mystère à vrai dire autour de ce titre. Toute l’histoire est racontée du point de vue des chiens en tant qu’espèce soumise aux discriminations de race par les hommes. Qui se comportent comme s’il étaient des dieux. Le film raconte à quoi pourrait ressembler la révolte de ceux qui sont assujettis.

Comment avez-vous filmé les séquences impressionnantes des chiens courant dans les rues ?

Le dressage, l’entrainement et les répétitions ont pris trois mois. Les chiens étaient classés par groupes et étaient entrainés à suivre la tête de chaque groupe. Puis, ils ont appris à coopérer entre groupes et finalement avec nous. C’était également une grande expérience pour moi de voir deux espèces travailler ensemble.

White God est vraiment un film unique en son genre. D’autres films vous ont-ils servi d’inspiration ?

Oh, oui. Des films traitant de l’irrationnel, comme Jurassic Park de Steven Spielberg ou Au hasard Balthazar de Robert Bresson, ou bien des mélodrames classiques comme les films de Douglas Sirk. J’ai aussi beaucoup appris des longs métrages hongrois des années 80, des films de la Budapest School.

Entretien réalisé le 20 août 2014.

Hominisation

Par vadministrateur - publié le samedi 16 septembre 2017 à 11:33 dans 1ère

Quelques étapes du processus d’hominisation

L’hominisation s’étale sur plus de 4 millions d’années, précisée par la paléoanthropologie et les découvertes de fossiles d’hominidés.

Australopithèque afarensis: bipédie (quoique différente de la nôtre). Capacité cérébrale d’environ 450cm3.

Homo habilis: tous deux ont pu se côtoyer mais leur différence de mâchoire suggère une nourriture plus

variée chez homo habilis. Capacité cérébrale d’environ 800 cm3.

Homo erectus : taille et marche semblables à celles de sapiens ; capacité cérébrale d’environ 700 cm3.

Néanderthal : premiers rites funéraires connus. Capacité cérébrale maximum connue : 1700 cm3.

Cro-Magnon(sapiens) : hominidé devenu humain. Sens de l’abstraction. Capacité cérébrale moyenne :

1400 cm3.

Homme actuel: capacité cérébrale moyenne de 1 350 cm3.


Principaux signes considérés comme distinctifs de l’homme

-Bipédie acquise.

-Amélioration de la vision, pied transformé, main libérée, mâchoire modifiée, museau aplati.

-Usage généralisé de l’outil.

-Parole et usage de symboles : homo erectus avait déjà, semble-t-il, la capacité de parler (larynx approprié, crânes retrouvés présentant une cavité correspondant à l’aire de Broca, impliquée dans le traitement du langage) ; l’usage de symboles en revanche ne se perçoit pas dans le squelette, mais dans les traces laissées dans l’environnement.


Scénarios d’hominisation

- On appelle « hominisation » le processus par lequel une lignée de primates s’est transformée en humains, à partir de la divergence entre le dernier ancêtre commun des grands singes et les Hommes, il y a plus de 6 millions d’années. Son étude repose sur tous les changements structuraux et comportementaux qui ont eu lieu dans la lignée des hominidés jusqu’à l’homme moderne.

- De très nombreux scénarios ont été proposés depuis Darwin qui reprennent en général les mêmes principaux éléments (bipédie, main, outils, accroissement du volume cérébral, langage), mais font varier l’ordre causal et se complexifient, car les découvertes de fossiles obligent à reconsidérer les chaînes causales, et à expliquer chaque étape. Dans La Planète des singes, Pierre Boulle s’inspire avant tout d’un scénario darwinien.

                                                                                                                   NRP lycée

Le procès du singe

Par vadministrateur - publié le vendredi 15 septembre 2017 à 02:13 dans 1ère

Le procès Scopes, plus connu sous le nom de procès du singe, est un procès qui eut lieu à aux Etats-Unis en juillet 1925 et qui opposa les fondamentalistes chrétiens aux libéraux.

Le jugement a vu la condamnation de John  Thomas Scopes, professeur de l’école publique soutenu par l’Union américaine pour les libertés civiles au versement d’une amende de cent dollars pour avoir enseigné la théorie de l’évolution à ses élèves en dépit d’une loi de l’État du Tennessee, le Butler Act, interdisant aux enseignants de nier « l’histoire de la création divine de l’homme, telle qu’elle est enseignée dans la Bible».

Le procès, qui était un stratagème des libéraux pour faire abolir le Butler Act, a connu une résonance dans tout le pays et, bien que Scopes fût condamné, la victoire médiatique est généralement attribuée aux évolutionnistes. Le Butler Act restera quant à lui en vigueur jusqu’en 1967.

Voici la scène finale en version anglaise


Exposés

Par vadministrateur - publié le mercredi 13 septembre 2017 à 18:52 dans 1ère

1.Le créationnisme, la notion d’animal et religion

2.L’évolutionnisme, le chaînon manquant, Darwin

3.L’homme du futur, éthique et robotique

4.Science-fiction littéraire (utopie, dystopie, uchronie...), définition, une autre vision de l’homme

5.Le cinéma, la pub et l’animal, rôle dans la fiction, ce qu’il incarne, éthique et tournages

6.Descartes, Locke, et l’ animal machine

7.La Fontaine, Voltaire, Rousseau et les animaux, végétariens avant l’heure

8.Les procès des animaux, M A cochons, charançons, rats, US procès Scopes/ du singe

9.Antiquité : 2 clans s’affrontent (stoïcisme, Platon/Pythagore, Théophraste)

10.Droit évolution du statut de l’animal

11.Tests d’intelligence, éthologie, le concept scientifique


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