1er ES 2 du lycée Queneau d'Yvetot Normandie

Des dangers du train au XIXe siècle :

Par dp3calmette - 08:24, lundi 30 octobre 2017 .. commentaires : 0 .. Lien

En France, embellie par l’imagination de Treitschke, l’histoire prospère. En 1906, dans la préface de sa Bibliographie des chemins de fer, de Villedeuil ajoute, parmi les conséquences médicales présumées du voyage en train, la danse de Saint-Guy produite par les trépidations. Il évoque aussi la cécité en utilisant un terme médical vieilli : les chemins de fer « enflammeraient la rétine » à cause de la succession fugace des images, toujours sans donner de référence, malgré les 826 pages que compte ce recueil bibliographique5 ! En 1957, un article de L’Express, à l’occasion des 120 ans de l’inauguration de la ligne Paris-Saint-Germain, explique que, dans les années 1840, des « pythies sinistres » annonçaient que les chemins de fer « provoqueraient des maladies nerveuses, voire l’épilepsie et la danse de Saint-Guy », qu’ils « enflammeraient la rétine et feraient avorter les femmes enceintes ». L’auteur ajoute : « Ce ne sont pas là les marmonnements de rebouteux, mais des prophéties communiquées publiquement à l’académie de médecine6. » L’histoire est par la suite reprise dans des livres de vulgarisation et des manuels d’histoire du supérieur. Elle entre dans la culture commune7.

Notons pour conclure qu’en 1860, alors que se cristallisait la rumeur d’une crainte liant folie et chemins de fer, la médecine et les tribunaux commençaient à étudier (et indemniser) les traumatismes nerveux causés par les accidents ferroviaires, ce qui n’avait rien à voir avec la danse de Saint-Guy8. En fait, les innombrables plaintes, procès et pétitions ne s’opposaient pas aux chemins de fer mais aux accidents qu’ils provoquaient et aux compagnies soupçonnées de faire des économies au détriment de la sécurité des voyageurs. La sécurité actuelle des systèmes ferroviaires est l’heureuse héritière de ces contestations.

Extrait de l’introduction de

Jean-Baptiste Fressoz, L’apocalypse joyeuse, une histoire du risque technologique, éd. Du Seuil, 2012.


Un lien intéressant ici pour aller plus loin :

https://www.histoire-image.org/etudes/premiers-chemins-fer


Résultat de recherche d’images pour "publicité chemin de fer XIX"

Cette affiche montre que les préoccupations sanitaires concernant les effets du train sur l’organisme seront oubliées face au développement extraordinaire que permet le chemin de fer pour l’économie, les loisirs : on prend donc le train pour profiter des bains de mer sur nos côtes, très bons pour le corps, se rendre pour des cures dans les villes d’eau. Bref, on prend désormais le train pour se refaire une santé !



Fiche descriptive de la séquence 1 (possibles changements dans l’année)

Par dp3calmette - 10:03, mercredi 25 octobre 2017 .. commentaires : 0 .. Lien



Les pages qui suivent dans le recueil "Au Coeur du monde" de Candrars (1924-1929) Ed. Poésie/Gallimard

Par dp3calmette - 09:49, mercredi 25 octobre 2017 .. commentaires : 0 .. Lien





Candrars : "Dans le rapide de 19h40", synthèse de cours

Par dp3calmette - 09:40, mercredi 25 octobre 2017 .. commentaires : 0 .. Lien



Edward HOPPER (peintre américain, 1882-1967) : "American locomotive"

Par dp3calmette - 08:29, mercredi 25 octobre 2017 .. commentaires : 0 .. Lien



Jacques Prévert "Pour toi mon amour", et la vision de l’amour libéré des chaînes

Par dp3calmette - 07:16, jeudi 19 octobre 2017 .. commentaires : 0 .. Lien
Tout comme Blaise Cendrars, Jacques Prévert (1900-1977) exprime lui aussi une même idée d’un amour sans contraintes; quand on aime trop... il faut partir.




Blaise Cendrars, "Prose du transsibérien et de la petite Jeanne de France"

Par dp3calmette - 07:11, jeudi 19 octobre 2017 .. commentaires : 0 .. Lien
Poème lu par Bernard Lavilliers.



Un poème d’évasion en écho à celui d’Anna de Noailles

Par dp3calmette - 16:04, mardi 10 octobre 2017 .. commentaires : 0 .. Lien
Ce poème en prose de Charles Baudelaire est paru en 1869 dans Le Spleen de Paris

Image associée
(Charles Baudelaire par Nadar)

XLVIII

ANYWHERE OUT OF THE WORLD


N’IMPORTE OÙ HORS DU MONDE.



Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu’il guérirait à côté de la fenêtre.

Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.

« Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d’habiter Lisbonne ? Il doit y faire chaud, et tu t’y ragaillardirais comme un lézard. Cette ville est au bord de l’eau ; on dit qu’elle est bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu’il arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût ; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir ! »

Mon âme ne répond pas.

« Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante ? Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l’image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons ? »

Mon âme reste muette.

« Batavia te sourirait peut-être davantage ? Nous y trouverions d’ailleurs l’esprit de l’Europe marié à la beauté tropicale. »

Pas un mot. — Mon âme serait-elle morte ?

« En es-tu donc venue à ce point d’engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal ? S’il en est ainsi, fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort. — Je tiens notre affaire, pauvre âme ! Nous ferons nos malles pour Tornéo. Allons plus loin encore, à l’extrême bout de la Baltique ; encore plus loin de la vie, si c’est possible ; installons-nous au pôle. Là le soleil ne frise qu’obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d’un feu d’artifice de l’Enfer ! »

Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie : « N’importe où ! n’importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde ! »



Plan de commentaire littéraire d’après le corrigé du bac (techno) 2017

Par dp3calmette - 16:02, mardi 10 octobre 2017 .. commentaires : 0 .. Lien



Anna de Noailles - mini bio et poème coloré pour les révisions : "Trains en été" (1907

Par dp3calmette - 16:01, mardi 10 octobre 2017 .. commentaires : 0 .. Lien



{ Page précédente } { Page 1 sur 2 } { Page suivante }

Le projet

Pages à destination des élèves de la 1er ES de M. Lissonnet V.

«  Décembre 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Naviguer

Entrée
Archives
Zone de gestion
Besoin d'aide ?

Liens

Site Internet du lycée
Raymond
Etudes littéraires
Anthologie poétique
Lectures audio (divers)
Lectures audio Maupassant
e-books gratuits grands classiques
Histoire de l’art
Mots et merveilles
Bios d’auteurs en streaming

Rubriques


Derniers articles

Emile Zola : bio imagée
Naissance des grands magasins à Paris pour comprendre le contexte du texte de Zola, extrait de "Au Bonheur des dames".
Pour dissertation : l’extrême non sens de la poésie lettriste :
Chanson
Un poème contemporain sur le thème des transports
Des dangers du train au XIXe siècle :
Fiche descriptive de la séquence 1 (possibles changements dans l’année)
Les pages qui suivent dans le recueil "Au Coeur du monde" de Candrars (1924-1929) Ed. Poésie/Gallimard
Candrars : "Dans le rapide de 19h40", synthèse de cours
Edward HOPPER (peintre américain, 1882-1967) : "American locomotive"

Derniers commentaires

A.poicheval (par Visiteur non enregistré)

Canal RSS

Abonnement



Hit-parade